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Bien que les termes dîn et islâm aient été autant scrutés par le menu qu’ils sont en réalité galvaudés, l’ensemble des approches, anciennes comme nouvelles, semble figé par nos certitudes. À priori,  peu d’observateurs, si ce n’est aucun, n’ont remis en question l’évidence herméneutique : si l’islâm est le dîn/religion des musulmans, est-ce le Coran qui définit cette religion/dîn et est-ce lui qui la dénomme islâm ? En d’autres termes, ne faudrait-il pas inverser les propositions et envisager qu’ici la cause, c’est-à-dire le sens du texte coranique considéré comme initiateur de la religion Islam, ne soit dans la réalité des faits que la conséquence, c’est-à-dire le résultat d’une interprétation que l’Islam a imposé au Coran ?[1] Aux limites de l’impensé, dîn signifie-t-il religion et l’islâm est-il une religion ? Précisons que les données de cet article sont extraites de notre sujet de thèse doctorale : “Analyse littérale des termes dîn & islâm dans le Coran – Dépassement spirituel du religieux et nouvelles perspectives exégétiques –” étude à laquelle pour plus d’exhaustivité l’on peut se reporter au lien suivant : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01556492/document pages 143-252.

 

• Que dit l’Islam

En Islam, nous l’avons dit, le terme dîn est essentiellement rapporté à la qualification de l’Islam-religion.[2] À partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, la confrontation entre un Occident conquérant et un monde musulman déclinant a suscité un important élan réformiste. De Muhammad Abduh à al Mawdûdî, de Sayyd Qotb à Hasan Tourabi, il a été proposé de nouvelles définitions de la religion/dîn et de l’Islam. Ainsi, à partir d’un concept classique en voie de sécularisation et d’identification à la notion de religio, l’on parvint à une vision globalisante de l’Islam résumée en la célèbre formule : al–islâm dîn wa dawla/l’Islam est religion et État. Il existe donc à l’heure actuelle toute une néo-littérature tentant de justifier que le terme dîn a une signification plus étendue que le terme religion tel que compris en Occident, mais il ne s’agit là que de propagande apologétique visant à se démarquer des autres religions. Quoiqu’il en soit, répétons-le, l’Islam n’est pas notre objet et nous nous contenterons de valider l’évidence commune : dîn al–islâm est la religion des musulmans. Ceci explique que l’interprétation du Coran selon la grille de lecture de l’Islam ne donne au mieux pour le terme dîn dans le texte coranique que quatre significations : religion, jugement, rétribution, culte. Dans la grande majorité des cas dîn dans le Coran est donc traduit par religion.

 

• Que dit le Coran

1– Étude étymologique

Comprendre un terme dans le Coran passe par l’analyse lexicale, laquelle nécessitera une approche étymologique. Dans un premier temps, notre étude des lexiques de la langue arabe a montré que le terme dîn a actuellement 53 significations possibles dont  seulement 43 peuvent-être considérées comme possibles au moment coranique.

Du point de vue étymologique, la situation est complexe, rappelons que l’Arabie était un carrefour interculturel et intercultuel, complexité qui a été gommée par les dictionnaires de la langue arabe qui inscrivirent le terme dîn en l’unique rubrique de la racine verbale arabe dâna. Or, en fonction de l’origine étymologique du terme dîn nous avons pu identifier quatre champs lexicaux de significations :

– Groupe lexico-étymologique I : à partir de l’arabisation du pehlevi dên, le terme dîn a pour sens voie, coutume, tradition, habitude, manière d’agir, usage, chemin, prudence, rapports avec quelqu’un, œuvre, conduite des affaires.

– Groupe lexico-étymologique II : en fonction de l’intégration du concept de la daênâ avestique, le terme dîn a pour sens croyance, foi, religion, culte, rite, rituel.

– Groupe lexico-étymologique III : provenant de l’araméo-hébraïque dân, le terme dîn signifie jugement, juste droit, obéissance, désobéissance, soumission, soumission à la loi, loi, pouvoir, force, subjugation, tempérance, victoire, domination, maîtrise, autorité, crainte, contrainte, emprise.

– Groupe lexical-étymologique IV : directement dérivé de la racine arabe dâna, le terme dîn vaut pour possession, débiteur, rétributeur, récompense, rétribution, demande de compte, représailles compensatoires, règlement de compte.

Ce n’est donc qu’en fonction des groupes I et II que l’arabisation du terme dên et l’intégration par les Arabes du concept de la daênâ avestique auraient pu conférer au terme dîn le sens de religion. En effet, il est assez couramment admis que dên signifie religion, tout comme dênân vaut pour religieux, croyant, ce qui a pour conséquence de valider  à peu de frais et à titre de quasi postulat que le dîn arabe désigne en maints versets du Coran la religion, voire l’Islam. En réalité, si l’on prend en compte pour dên son origine avestique daênâ, le sens référé est plus incertain et recouvre plusieurs connotations : religion professée, âme, moi intérieur, entité spirituelle.[3] D’une part, rendre daênâ par religion est une approximation, car ce terme avestique désigne plus précisément le culte apparent, ce que nous nommons rite ou rituel, sacrificiel en l’occurrence et fonction essentielle du mazdéisme.[4] Il ne s’agit donc pas de ce que nous entendons par religion en langue occidentale ni de ce que l’Islam définira en tant que tel, notions plus conceptuelles englobant l’ensemble des croyances et des dogmes. D’autre part, l’analyse des Gâthâs démontre que dans le zoroastrisme la daênâ « n’est pas une doctrine abstraite, mais un modèle d’action, une somme de prescriptions indiquant comment il convient de se comporter pour être en accord avec Asha et Ârmaiti ».[5] Cette définition avestique de la daênâ exprime, sous l’angle des rites à pratiquer, la voie à suivre pour obtenir le salut. Aussi, lorsque ce terme est passé à l’arabe par le biais de la présence perse en Arabie du Sud, le concept de dên vint-il naturellement qualifier l’ensemble des règles définissant le bel agir selon la vision des Arabes, ce qu’eux-mêmes nommaient la murû’a, le code d’honneur bédouin. Ce faisant, cet emprunt lexical permit d’additionner au terme dîn la dimension “religieuse” de leur polythéisme, c’est-à-dire l’ensemble des croyances, des rites et cultes à rendre aux divinités. Ainsi, le dîn pour les Arabes désignait-il en quelque sorte une voie double, culturelle et cultuelle, ce qu’ils nommèrent dîn al–‘arab. Il ne s’agissait donc pas d’un concept global unique qui s’approcherait de la sorte de la notion de religion telle que nous l’entendons actuellement en Occident. Pour les Arabes le dîn n’est en rien métaphysique : « nous appartenons au dîn de notre tribu ».[6] Le dîn est un marqueur tribal et « chaque tribu a son dîn »,[7] c’est-à-dire une somme de règles que l’on se doit de respecter, un ensemble de traditions sociales englobant les croyances à admettre et les pratiques rituelles à respecter, le tout constituant l’habitus bédouin. Ce dîn al–‘arab, « la voie des Arabes dans la vie »,[8] nous est assez bien connue, mais sans doute l’islamologie doit-elle au célèbre orientaliste Goldziher d’avoir opposé murû’a à dîn.[9] Notre approche philologique indique au contraire l’unité du concept double de dîn al–‘arab et écarte le conflit supposé entre l’antique murû’a et la religion/dîn Islam qui l’aurait rejetée et in fine remplacée. Plus encore, nous le constaterons lors de l’analyse littérale des occurrences de dîn, le Coran témoigne d’une approche critique et déconstructive du concept de dîn selon les Arabes, et ce, non pas pour l’annihiler, mais pour le mettre en conformité avec sa propre vision éthique et cultuelle, une nouvelle voie/dîn destinée à ceux qui croiront au Dieu unique ayant révélé ce message. Il s’agit donc tout autant d’un travail de réappropriation conceptuelle que d’un emploi pseudo-néologique du terme dîn.[10]

L’analyse critique de ces matériaux linguistiques permet donc de remettre en cause le fait qu’historiquement les réceptionnaires du Coran utilisèrent le terme dîn dans le sens de religion en tant que concept dérivé de la daênâ. – Il n’est donc pas établi, si ce n’est autrement qu’à priori, que le Coran sous un aspect ou un autre aurait par le terme dîn désigné la religion.

2– Étude coranique

– Le Coran comporte 92 occurrences du terme dîn réparties à égalité entre les périodes dites mecquoise et médinoise. L’analyse littérale de ces versets a mis en évidence que le Coran mettait en œuvre à 15 significations pour dîn : Foi ; foi ; voie ; Voie ; Rétribution ; rétribution ; croyance ; culte ; rituel ; tradition ; coutume ; obéissance ; sentence ; jugement ; usage. De même, il ressort que les sens de Foi, Voie, Rétribution sont des néologismes coraniques, par conséquent le Coran n’a eu recours qu’à 11 des 43 acceptions de dîn qui étaient à sa disposition. Si les résultats de notre analyse fournissent une bien plus grande polysémie de dîn que ce qui est d’usage en l’emploi islamique et islamologique de ce terme-clef, souvent alors réduit à religion, culte, Rétribution, nous constatons que le Coran opère malgré tout une importante réduction lexicale. De manière remarquable, le champ sémantique prédominant pour l’emploi du terme-clef dîn est d’ordre dogmatique : foi, Voie, puis eschatologique : Rétribution.[11] Ainsi, si le Coran est d’ordinaire considéré comme le document fondateur de l’islam-religion, force est de constater que selon notre analyse littérale il limite son propos à la seule aire théologique. En pratique, nous n’avons pu retrouver un cas où dîn aurait signifié religion. Au contraire, il nous a été possible analytiquement de démontrer que cette signification était logiquement inenvisageable pour l’ensemble des occurrences de dîn.

– D’un point de vue contextuel, l’analyse littérale a établi que la construction coranique des principales significations de dîn dans le Coran reposait sur la mise en place du concept de dîn/foi et voie[12] en lien avec un détournement conceptuel de l’antique murû’a, à la fois code d’honneur bédouin et virtus des Arabes. Comme nous l’avons évoqué, c’est plus exactement la notion de dîn al–‘arab qui a été revisitée puisqu’en celle-ci le dîn désignait une voie double : culturelle et cultuelle. Il s’agissait d’un ensemble de croyances, rites et cultes rendus aux divinités sans qu’en cela l’on puisse parler de religion, le religieux pour les Arabes n’était en rien métaphysique : « nous appartenons au dîn de notre tribu », expression précédemment citée. Ceci explique que le Coran en réinvestissant le terme dîn emprunté au dîn al–‘arab exerça sa réforme lexicale et théologique non pas vers le religieux, la religion, mais vers le dîn pris pour foi monothéiste, en opposition au polythéisme arabe, et vers la notion de dîn en tant que voie d’adoration juste.

3– Conséquences théologiques

– Notre analyse littérale a mis en évidence que si sur l’ensemble du corpus coranique le terme-clef dîn ne signifiait en aucun cas religion, il valait pour l’essentiel et majoritairement pour foi.[13] De toute évidence, il s’agit là du cœur même de ce que nous nommons la théologie coranique : l’exposé détaillé d’une foi monothéiste stricte. Foi dont l’exclusivisme ne concerne pas la religion en laquelle elle peut s’accomplir, mais l’absolue quiddité de Son unicité : seul Dieu est Dieu. Cette définition explique que la notion de dîn/foi soit dans le Coran didactiquement opposée au polythéisme arabe, nous rappellerons en particulier les versets suivants : « Dis : Ô vous polythéistes ! Je n’adore pas ce que vous adorez,[14] et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore. Vraiment, je ne suis point adorateur de ce que vous adorez et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore. À vous, votre voie/dînu-kum et, à moi, ma voie/dînî. »[15] La notion d’adoration est directement conséquente à celle de foi vraie, celle que le Coran dit être la croyance vraie/dînu–l–ḥaqqi.[16] En effet, selon cette logique, puisque Dieu est la seule divinité réellement existante, seul Lui doit être adoré par celui qui a foi en Lui, ex. : « Nous n’avons envoyé avant toi [Muhammad] aucun messager sans que Nous lui ayons inspiré : Il n’est de dieu que Moi, adorez-Moi donc ! »[17] La foi/dîn n’est donc jamais envisagée sous l’angle d’une religion support ni même selon les aspects casuistiques d’une théologie dite du tawḥîd. Il s’agit de l’expression de la foi personnelle en l’unicité de Dieu : « Je suis Dieu, point d’autre divinité que Moi… », S20.V14, au travers de l’adoration due à Celui en qui l’on croit : « Certes votre communauté [de croyants] est une unique communauté [de foi] et Je suis votre Seigneur, adorez-Moi donc ! »[18]

– Par ailleurs, du fait des significations littérales de dîn que nous avons mises au jour, il apparaît qu’un certain nombre de versets-clefs ont été largement surinterprétés par l’Islam afin de démontrer que le Coran traite de la religion Islam et la considère comme la seule religion agrée de Dieu. S’oppose donc là le concept islamique d’Islam-religion à celui coranique d’Islam-relation autrement qualifié dans le Coran de Voie/dîn.[19] À titre de comparaison, voici la citation des trois segments-clefs  selon l’interprétation de l’Islam et les résultats de l’analyse littérale de ces versets[20] :

– « Certes, l’Islâm/al-islâm  est, pour Dieu, la religion/ad–dîn même… » versus analyse littérale : « Certes, la Voie/ad–dîn en Dieu est l’abandon de soi à Dieu/al–islâm»[21]

– « Qui recherche une religion/dîn autre que l’Islam/al–islâm, cela ne sera point accepté de lui… » versus analyse littérale : « Qui désire autre que l’abandon de soi à Dieu/al–islâm comme Voie/dîn, alors cela lui sera refusé… »[22]

– « …Aujourd’hui, J’ai rendu votre Religion/dîn parfaite ; J’ai parachevé ma grâce sur vous ; J’agrée l’Islam/al-islâm comme étant votre Religion…» versus analyse littérale :  « …Ce jour, J’ai parfait votre rituel/dîn et vous ai comblés de Ma grâce, et il M’agrée de votre part l’abandon de soi à Dieu/al–islâm comme Voie/dîn»[23]

 

Conclusion

L’analyse littérale du terme-clef dîn dans le Coran a mis en évidence une plus grande richesse lexicale que celle réduite par l’usage, c’est-à-dire l’exégèse islamique. Cette divergence terminologique exprime directement la différence paradigmatique entre le discours coranique et le propos de l’Islam tout comme elle traduit le différentiel entre le sens littéral du Coran et l’interprétation que l’Islam a mise en place, situation que nous avons traitée en Le Coran et l’Islam.

De fait, l’emploi coranique du terme-clef dîn selon le Coran indique clairement que la Voie/dîn est de nature éthique et spirituelle, démarche exprimée par la signification du terme islâm selon le même paradigme : l’abandon ou la remise de soi à Dieu, voir Le terme islâm selon le Coran. Cette relation est selon le Coran la juste traduction de la foi personnelle/al–îmân en tant que rapport à la Seigneurialité de Dieu,[24] lien dont la cause comme la finalité trouve sa source dans l’Amour universel de Dieu.

En ce parcours, le dîn/foi/Voie réalise l’Islam-relation, concept coranique de nature non religieuse qui se distingue fondamentalement de l’approche religieuse instituée par l’Islam-religion.[25] Dès lors, l’on comprend qu’en fonction de cette conception supra-religieuse le Coran puisse développer une théologie inclusive plaidant pour la pluralité religieuse et, conséquemment, le Salut universel.

Dr al Ajamî

 

[1] Voir :  Le Coran et l’Islam.

[2] Sur cette désignation personnelle, voir : Le (terme) dîn selon l’Islam.

[3] C’est sans doute cette notion de moi intérieur qui a donné pour dîn les sens de état, condition, supputation, termes que l’arabe exprime par ailleurs bien différemment. L’on peut donc envisager que de telles significations aient pu être réintégrées au mot dîn lors de l’islamisation de la Perse.

[4] Cf. Encyclopédie des religions, dir. Frédéric Lenoir et Ysé Tardan-Masquelier, Bayard, 1997, p. 110-sqq.

[5] Mariam Molé, Daênâ, le pont Cinvat et l’initiation dans le Mazdéisme, in Revue de l’histoire des religions, tome 157, n°2, 1960, p. 166.

[6] Expression fréquemment attestée dans la littérature ancienne, in Hichem Djaït, La vie de Muhammad, Fayard, Paris, 2012, T. III, p. 210.

[7] « kullu qawmin dîna-hu », Meir Jacob Kister, Studies on Jâhiliyya and Early Islam.

[8] Selon l’expression de Gustave Von Grunebaum, The Nature of Arab Unity Before Islam, Arabica, X, 1963.

[9] Ignaz Goldziher, Muslim Studies, dir. S. M. Stern, Aldine Publishing Company, Chicago, Vol. I, Chap. I : Muruwwa and dîn, p. 1-44.

[10] Nous avons à maintes reprises souligné la nécessité pour le discours coranique de réemployer et conceptualiser le vocabulaire arabe disponible du fait qu’il était conceptuellement assez pauvre et figé.

[11] Soit 16 occurrences du terme dîn : S1.V4 ; S15.V35 ; S26.V82 ; S37.V20 ; S38.V78 ; S51.V12  S56.V56 ; S70.V26 ; S74.V46  S82.V9 ; S82.V15 ; S82.V17  S82.V18 ; S83.V11 ; S95.V7  S110.V2.

[12] Soit un total de 15 occurrences pour dîn/voie : S3.V73 ; S4.V125 ; S5.V54 ; S10.V104 ; S42.V13 ; S42.V21 ; S98.V5 ; S107.V1 ; S109.V6.

[13] Dans quasiment 1/3 des cas, soit au total 29 occurrences du terme dîn sur les 92 présentes dans le Coran, à savoir :  S2.V132 ; S4.V46 ; S4.V146 ; S4.V171 ; S5.V77 ; S6.V70 ; S6.V159 ; S6.V161 ; S7.V29 ; S7.V51 ; S8.V49 ; S10.V22 ; S10.V105 ; S12.V40 ; S22.V78 ; S29.V65  S30.V30 ; S30.V30 ; S30.V32 ; S30.V43  S31.V32 ; S39.V2  S39.V3 ; S39.V11 ; S39.V14  S40.V14 ; S40.V65 ; S60.V8  S60.V9.

[14] Point de détail traductionnel, nombre de traductions portent : « Je n’adorerai pas », au futur. En cela, ils reproduisent les récits imaginés par les commentateurs classiques mettant en scène le Prophète avec quelques notables mecquois qui lui proposaient d’adorer alternativement leurs divinités et son dieu. Ce à quoi le Prophète aurait répondu : « je n’adorerai [jamais] vos divinités ».

[15] S109 :

قُلْ يَا أَيُّهَا الْكَافِرُونَ (1) لَا أَعْبُدُ مَا تَعْبُدُونَ (2) وَلَا أَنْتُمْ عَابِدُونَ مَا أَعْبُدُ (3) وَلَا أَنَا عَابِدٌ مَا عَبَدْتُمْ (4) وَلَا أَنْتُمْ عَابِدُونَ مَا أَعْبُدُ (5) لَكُمْ دِينُكُمْ وَلِيَ دِينِ

[16] En S9.V33 et S61.V9.

[17] S21.V25 : « وَمَا أَرْسَلْنَا مِنْ قَبْلِكَ مِنْ رَسُولٍ إِلَّا نُوحِي إِلَيْهِ أَنَّهُ لَا إِلَهَ إِلَّا أَنَا فَاعْبُدُونِ »

[18] S21.V92 : « إِنَّ هَذِهِ أُمَّتُكُمْ أُمَّةً وَاحِدَةً وَأَنَا رَبُّكُمْ فَاعْبُدُونِ »

[19] Le terme dîn en tant que qualifiant cette Voie est retrouvé à 5 reprises : S3.V19 ; S3.V83 ; S5.V3 ; S3.V85 ; S42.V13. Notons que dans les quatre premières occurrences le terme dîn est associé à celui d’islâm, ce qui en soi définit clairement le concept coranique d’Islam-relation.

[20] Pour l’analyse de ces versets, se reporter à l’article Le terme islâm selon le Coran : l’Islam-relation.

[21] S3.V19 : «… إِنَّ الدِّينَ عِنْدَ اللَّهِ الْإِسْلَامُ »

[22] S3.V85 : «…وَمَنْ يَبْتَغِ غَيْرَ الْإِسْلَامِ دِينًا فَلَنْ يُقْبَلَ مِنْهُ »

[23] S5.V3 : «…الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَأَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتِي وَرَضِيتُ لَكُمُ الْإِسْلَامَ دِينًا …»

[24] Voir : Foi et non-foi, îmân et kufr selon le Coran et en Islam.

[25] Voir : Le (terme) islâm selon l’Islam.