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Le souffle et la puissance évocatrice de cette sourate sont indéniables : furia de la razzia, bêtes et hommes au combat, charges aux premières lueurs de poussière et sang mêlés. Pour autant, elle délivre un message explicite : condamnation de l’amour effréné des biens de ce bas-monde et de la violence qui en découle, état de rébellion envers Dieu mis en parallèle avec la non moins grande fureur du Jour de la Résurrection. Chaos ultime, corps arrachés aux tombeaux, turpitudes dissimulées en ce Jour révélées et, sentence de nos vies : l’implacabilité du Jugement divin auquel l’Homme ne saurait échapper. Les richesses et la mort dont il tirait bénéfice ici-bas seront sa perte en l’Au-delà : « Ne savait-il point ! ». Loin de rendre au Coran ses lettres de noblesse et de mettre en valeur la portée universelle de cette sourate, l’Exégèse s’est évertuée à la normaliser en supposant qu’il s’agissait là de célébrer le pillage bédouin ou d’évoquer le déferlement de Arafat à al Jam‘, antique nom de Muzdalifa…

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Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Tout Miséricorde

 

1- Par les cavales haletantes,

2- Battant le sol, gerbes étincelantes.

3- Par les hardes à l’aube déferlantes,

4- En la poussière surgissantes,

5- Au cœur de la mêlée combattantes.

 

6- Certes, l’Homme contre son Seigneur se rebelle.

7- Certes, de cela, il témoigne.

8- Certes, aux biens, un amour ardent il porte.

 

9- Ne savait-il point ! Lorsque sera arraché ce que tombes contenaient

10- Et divulgué ce que poitrines recelaient

11- Qu’en ce Jour-là, d’eux, leur Seigneur sera parfaitement informé !

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