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Sourate 93, auhâ :  l’Aube en son éclat

 

Ces quelques versets portent trace d’un des dialogues coraniques des plus intimes entre Dieu et Son Prophète, un propos délicat, finement allusif et subtilement sibyllin. Sous le fil tendu du phrasé, l’on perçoit les difficultés d’une vie, passée et à venir, les souffrances, mais aussi les lumières, la fulgurance, l’inquiétude. L’homme prophète est homme de chair et d’âme, il ploie sous le fardeau et affronte avec courage son destin. Se dessine en filigrane l’éclat de la première révélation, la peur et l’angoisse, l’opprobre et l’ostracisme, la défaite et la victoire, l’amour et la miséricorde, l’appel et la guidée, l’aspiration spirituelle et l’accomplissement. C’est de l’intérieur que procèdent les profondeurs, et le sens du Message pointe au cœur de chacun de nous.

 

         Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Tout Miséricorde

    Par l’aube en son éclat. [1]

   Par la nuit, lorsqu’elle s’apaisa. [2]

      Ton Seigneur ne t’abandonna ni te délaissa. [3]

         Meilleur que ce monde est pour toi l’Au-delà. [4]

               Certes, ton Seigneur te  prodiguera et tu agréeras. [5]

         – Ne t’a-t-Il point trouvé orphelin, Il t’abrita. [6]

       – Ne t’a-t-Il point trouvé égaré,  Il te guida. [7]

                – Ne t’a-t-Il point trouvé dépourvu, Il te combla. [8]

            Quant à l’esseulé, point donc tu n’accableras ! [9]

      Le quêteur, point donc tu ne repousseras ! [10]

              Et le Bienfait de ton Seigneur tu proclameras ! [11]