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Sourate 96, al–’alaq : le Lien

En l’article intitulé la première révélation selon l’Islam, nous avons démontré que l’unique hadîth sur lequel repose le mythe fondateur des débuts de la révélation faite à Muhammad n’était pas recevable. Conséquemment, nous avons mis en évidence que cette sourate ne fut pas la première à avoir été révélée, plus exactement ses cinq premiers versets, le Coran fournit donc des informations différentes quant à sa prime révélation, voir : Le début de la Révélation du Coran selon le Coran. Aussi, est-ce en l’article consacré à la première révélation selon l’Islam que nous avons montré que cette sourate 96 était composée d’une seule partie traitant d’un unique sujet :  la Révélation adressée à l’Homme par l’intermédiaire des prophètes-messagers, laquelle a pour fonction de lui rappeler qu’il est lié à Dieu par le Pacte primordial de la Foi ontologique, ce « Lien/‘alaq » non contraignant lui donnant la possibilité soit de la dénier, il est alors dénégateur de la Foi/kâfir, soit de la reconnaître et l’accepter, il fait alors acte de foi personnelle : il est croyant/mu’min. Par ailleurs, en ce même article, l’analyse littérale de S96 aura mis en évidence que l’impératif iqra’ signifiait « récite » et non pas lis, et que le terme ‘alaq signifiait « Lien » et non pas caillot de sang ou autre équivalents incongrus. Le lien en question est ce qui relie la création de l’Homme à son Seigneur par l’institution de la Foi qui lui est ontologique, d’où notre majuscule à « Lien ». Sur ce point fondamental, voir : Foi et non-foi, îmân et kufr selon le Coran et en Islam.

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Au nom de Dieu, Le Tout-Miséricordieux, le Tout Miséricorde.[1]

Récite au nom de ton Seigneur,[1] Lui qui a créé, a créé l’Homme de par un Lien ! [2]

Récite ! Car ton Seigneur est le Très-Généreux, [3] Lui qui enseigne par le Calame, [4] enseigne à l’Homme ce qu’il ne connaît point.[5]  Mais non ! Certes l’homme se rebelle [6] quand il se pense suffisant, [7] mais en vérité vers ton Seigneur est le Retour ! [8] 

Penses-tu que celui qui s’oppose [9] à ce qu’un adorateur prie, [10] penses-tu qu’il suive la Guidée [11] ou incite ainsi à la crainte pieuse ?! [12]  Ne penses-tu pas qu’il nie et se détourne ! [13] 

Ne sait-il pas que Dieu le voit ! [14]  Bien au contraire ! S’il ne cesse point, Nous le saisirons par le toupet, [15]  toupet mensonger, faux !  [16]  Qu’il appelle donc son assemblée, [17] Nous  convoquerons la Garde ! [18]

Non, assurément ! Ne lui obéis pas, et prosterne-toi, rapproche-toi.[19]

 

 

[1] Voir : La basmala.