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Sourate 2 ; al–Baqara : la Génisse 

  

Partie I

Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Tout Miséricorde.

Chap. I ; § 1. De l’Écrit et de la foi

Alif ; lâm ; mîm. [1]

– Ceci est l’Écrit, sans doute aucun, un guide pour les craignants-Dieu ; [2] ceux qui croient en l’Inapparent, accomplissent la prière et de ce que Nous leur avons attribué font largesse, [3] et ceux aussi qui croient en ce qui t’a été révélé et en ce qui a été révélé avant toi et qui de la Fin dernière sont convaincus ; [4] ceux-là suivent une direction de leur Seigneur, ceux-là sont les bienheureux. [5]

Chap. II ; § 1. De la relation à Dieu 

– Certes, ceux qui dénient la Foi, il est égal pour eux que tu les avertisses ou que point tu ne les avertisses, ils ne croiront pas. [6] Dieu a apposé Son sceau sur leurs cœurs et leurs oreilles ; sur leurs regards un voile. Ils subiront un tourment immense. [7]

  Et, parmi les hommes, certains disent : « Nous croyons en Dieu et au Jour Dernier », mais ils ne croient pas. [8] Ils cherchent à tromper Dieu et ceux qui croient, mais ils ne dupent qu’eux-mêmes, sans en avoir conscience. [9] En leurs cœurs une maladie, alors Dieu les aggrave en maladie. Ils subiront un Tourment terrible pour ce qu’ils simulaient. [10] Et qu’on leur dise : « Ne semez point la corruption sur Terre ! », voilà qu’ils répondent : « Nous ne sommes que vertueux ! » [11] Ne sont-ce pourtant point eux les corrupteurs, mais ils n’en ont point conscience ! [12]  Et qu’on leur dise : « Croyez comme croient les gens », voilà qu’ils répondent : « Croirons-nous comme ont cru les insensés ! » Ne sont-ce pourtant point eux les insensés, mais ils ne le savent pas ! [13] Et qu’ils rencontrent ceux qui croient, ils déclarent : « Nous croyons ! » Mais lorsqu’ils se retrouvent en tête-à-tête avec leurs démons, ils leur disent : « Certes, nous restons avec vous, nous ne faisions seulement que nous moquer. » [14] Dieu les tourne en dérision, les prolonge en leur révolte, ils s’aveuglent ! [15] Ceux-là ont échangé l’Égarement contre la Guidée et leur négoce n’aura été d’aucun profit, ils n’auront point été guidés. [16]  

§ 2. Des deux allégories

– Leur allégorie est à l’image de Celui qui allume un feu et quand il a éclairé à l’entour… Dieu emporte leur lumière et Il les laisse dans l’obscurité ; ils ne discernent rien. [17] Sourds, muets, aveugles, ils ne peuvent retourner. [18] 

Ou bien, il en est comme d’une nuée d’orage au ciel, emplie de ténèbres, de tonnerre et d’éclairs. Avec les doigts ils se bouchent les oreilles contre le fracas de la foudre pensant échapper ainsi à la mort ! Mais Dieu cerne les dénégateurs ! [19] Peu s’en faut que la foudre ne ravisse leurs regards ; qu’elle les éclaire, ils avancent, et quand l’obscurité sur eux se fait, ils s’arrêtent. Si Dieu le voulait, Il leur ôterait l’ouïe et la vue ; Dieu sur toute chose a pouvoir. [20]

§ 3. De l’Appel universel 

– Ô vous, Hommes ! Adorez votre Seigneur, Lui qui vous a créés ainsi que ceux qui vous ont devancés ; puissiez-vous pieusement craindre ! [21] Lui qui fit, pour vous, de la terre un tapis et du ciel un baldaquin, qui fit pleuvoir du ciel une eau de laquelle Il produit des fruits pour votre subsistance. Ne donnez donc point à Dieu de rivaux, alors que vous savez ! [22] 

 Et, si vous êtes en doute quant à ce que Nous avons révélé à Notre serviteur, apportez donc une sourate semblable à ceci et convoquez, en dehors de Dieu, vos doctes, si vous êtes véridiques. [23] Et si vous ne le faites point – et vous ne le ferez point – alors, redoutez le Feu dont le combustible est d’hommes et de pierres, il est promis aux dénégateurs. [24] 

– Et fais belle annonce à ceux qui auront cru et œuvré en bien : à eux jardins au pied desquels coulent ruisseaux. Toutes les fois où il leur en sera octroyé des fruits comme subsistance, ils diront : « Voilà ce que l’on nous attribuait dans le passé », mais ils n’auront reçu de cela que ce qui semble être ! Ils y auront des conjoint(e)s pur(e)s, ils y demeureront. [25]

 – Certes, Dieu n’a point de gêne à prendre en exemple une chose minime, ou d’à peine plus, car ceux qui croient savent que cela est la vérité de la part de leur Seigneur. Quant à ceux qui dénient la Foi, ils disent : « Que veut donc Dieu par cet exemple ?  Il en égare ainsi grand nombre et Il en guide grand nombre ! ».  Mais, Il n’égare ainsi que les déviants, [26] ceux qui rompent le Pacte de Dieu après l’avoir contracté, brisent ce que Dieu a ordonné que l’on joigne et sèment la corruption sur Terre ; ceux-là, ce sont eux les perdants. [27] Comment pouvez-vous donc dénier Dieu alors que vous étiez morts et qu’Il vous a donné vie, puis qu’Il vous fera mourir et, qu’ensuite, Il vous fera revivre et, qu’enfin, vers Lui vous serez ramenés ! [28]

Chap. III ; § 1. De la création du monde

– Il est Celui qui créa pour vous ce qui est sur Terre, tout. De même, Il exerça Son autorité sur les ciels et les harmonisa en sept Cieux ; Il est de toute chose savant. [29]

§ 2. D’Adam

– Et, lorsque ton Seigneur dit aux Anges : « Certes, J’institue sur Terre un Représentant », ils dirent : « Établiras-Tu qui y sèmera la corruption et fera couler le sang alors que nous célébrons Ta transcendance par Ta louange et Te sanctifions ? » – Il répondit : « Je sais parfaitement ce que point  vous ne savez ! » [30] Et Il enseigna à Adam tous les noms. Puis, Il les présenta aux Anges et dit alors : « Informez-Moi donc des noms de ceux-ci, si vous êtes dans le vrai. » [31] Ils répondirent : « Gloire à Toi ! Nous n’avons d’autre savoir que ce Tu nous as enseigné ! Tu es, certes, le Savant, le Sage. » [32] Il dit : « Ô Adam ! Informe-les de leurs noms. » Et lorsqu’il leur eut fait part de leurs noms, Il dit : « Ne vous avais-je point dit que Je connais ce qui est caché en les Cieux et la Terre ? Je sais ce que vous manifestez et ce que vous dissimuliez. » [33]

§ 3. De la tentation

– Et, lorsque Nous demandâmes aux Anges : « Prosternez-vous devant Adam ! », ils se prosternèrent, sauf Iblîs. Il refusa, s’enorgueillit, et fut au nombre des ingrats. [34] Et Nous dîmes : « Ô Adam ! Réside, toi et ta “moitié”, au Jardin. Jouissez-en, tous deux, aisément, où bon vous semble. Mais, n’approchez pas, tous deux, de cet Arbre ; vous seriez alors, tous deux, au nombre de ceux qui se lèsent. » [35] Or, le Shaytân les fit tous deux trébucher et les fit sortir de leur situation…

§ 4. De l’expulsion du Jardin

 …Et Nous dîmes : « Chutez ! Les uns de l’Autre, ennemis, alors que vous aurez sur Terre un lieu de séjour et d’usage pour un temps. » [36] Cependant, Adam avait recueilli de son Seigneur des paroles et Il accueillit son repentir, car Il est Celui qui accueille la repentance, le Tout de miséricorde. [37] Nous avons dit : « Chutez-en ! Tous ! » Mais, assurément,  il vous parviendra de Ma part une guidée ; quant à qui suivra Ma guidée… alors nulle crainte pour eux, ils ne seront point affligés. [38] Quant à ceux qui dénient et réfutent Mes Signes, ceux-là sont les hôtes du Feu, ils y demeureront. [39]

Chap. IV, Sous-chap.1

§ 1. De l’alliance des Fils d’Israël

Ô Fils d’Israël ! Rappelez-vous Mon bienfait par lequel Je vous ai gratifiés. Soyez fidèles à Mon Pacte, Je suis fidèle à votre pacte – et Moi seul redoutez ! [40] Et ayez foi en ce que J’ai révélé confirmant ce qui est par devers vous, ne soyez pas les premiers à le dénier, ne vendez pas Mes versets à vil prix – et Moi seul craignez ! [41] Et ne recouvrez point le vrai du faux ; dissimuleriez-vous le vrai alors que vous savez ! [42] Et accomplissez la prière, faites l’aumône, inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent. [43] Exigeriez-vous des gens la piété, la négligeant vous-mêmes, et ce, alors que vous récitez le Livre ? Ne raisonnez-vous donc pas ! [44] Cherchez assistance en la persévérance et la prière, et cela est bien lourd, sauf à ceux qui font preuve d’humilité, [45] ceux qui pensent rencontrer leur Seigneur et qui vers Lui reviennent. [46]

§ 2. De l’histoire fondatrice du judaïsme 

– Ô Fils d’Israël ! Rappelez-vous Mon bienfait par lequel Je vous avais gratifiés et que, de même, Je vous avais favorisés parmi les hommes. [47] Craignez un Jour où nulle âme ne rachètera pour une autre la moindre chose, qu’il ne sera agréé d’elle aucune intercession, que l’on n’acceptera d’elle aucune contrepartie ; ils ne seront point secourus. [48] Et, lorsque Nous vous sauvâmes des gens de Pharaon qui vous infligeaient le pire châtiment : ils décimaient vos enfants et épargnaient vos femmes, cela fut de la part de votre Seigneur un grand bienfait. [49] Et, lorsque Nous partageâmes devant vous les eaux et, qu’ainsi, Nous vous sauvâmes et engloutîmes les gens de Pharaon – tandis que vous regardiez. [50] Et, lorsque Nous convoquâmes Moïse quarante nuits, vous avez adopté le Veau en son absence par iniquité  [51] et, après cela, Nous vous avons pardonné ;  puissiez-vous être reconnaissant. [52] Et, lorsque Nous donnâmes à Moïse l’Écrit et le Critère afin que vous puissiez vous bien-guider. [53] Et, lorsque Moïse dit à son peuple : « Ô mon peuple ! Vraiment, vous avez été iniques envers vous-mêmes par votre adoption du Veau. Revenez donc à votre Libérateur, mortifiez-vous, cela est mieux auprès de votre Libérateur ! » Il a alors accueilli votre repentir, Il est Celui qui accueille la repentance, le Tout Miséricorde. [54] Et, lorsque vous avez demandé : « Ô Moïse ! Nous ne croirons en toi que quand nous aurons vu Dieu distinctement » et qu’alors vous saisit la foudre tandis que vous regardiez, [55] puis que Nous vous ressuscitâmes après votre mort ; puissiez-vous être remerciant. [56] Ensuite, Nous vous ombrageâmes de nuages, fîmes descendre sur vous la Manne et la Caille : « Mangez des bonnes choses de ce que Nous vous avons attribué. » Ils ne Nous lésèrent point, mais eux-mêmes se lésèrent ! [57] Et, lorsque Nous dîmes : « Emparez-vous de cette cité et jouissez-en à votre guise, aisément. Franchissez-en la porte humblement et dites : Rémission ! Nous vous pardonnerons vos fautes et Nous comblerons les bienfaisants. » [58] Mais, ceux qui furent injustes changèrent pour un avis autre que celui qui leur avait été donné, Nous abattîmes alors sur ceux-ci une colère du ciel pour s’être rebellés. [59] Et, lorsque Moïse cherchait de l’eau pour son peuple et que Nous dîmes : « Frappe de ton bâton la roche ! – et qu’en jaillirent douze sources tous les gens eurent leur point d’eau. – Mangez et buvez de l’attribution de Dieu, et ne semez point de troubles sur Terre, en corrupteurs ! » [60] Et, lorsque vous dîtes : « Ô Moïse ! Nous ne pourrons plus supporter une nourriture unique ! Invoque donc pour nous ton seigneur, qu’il fasse sortir pour nous de ce que produit la terre : de ses légumes, de ses concombres, de son ail, de ses lentilles et de ses oignons ! » Il répondit : « Échangeriez-vous le moins bon pour ce qui est meilleur ?! Repartez en Égypte ! Vous y trouverez ce que vous réclamez. »…

§ 3. De l’Alliance universelle

…Et s’abattirent sur eux l’humiliation et l’indigence, et cela leur valut colère de la part de Dieu. Il en est ainsi, car ils dénièrent les miracles de Dieu, assassinèrent les prophètes en dépit de la Vérité. Il en est ainsi, du fait qu’ils désobéirent et avaient transgressé. [61] En vérité, ceux qui croient : les judaïsés, les chrétiens et les sabéens, qui croit en Dieu et au Jour Dernier et œuvre en bien, ceux-là auront leur récompense auprès de leur Seigneur. Et nulle crainte pour eux, ils ne seront point affligés. [62]

§ 4. De l’infidélité cultuelle à l’Alliance 

– Et, lorsque Nous prîmes acte de votre engagement et que Nous élevâmes au-dessus de vous le mont… Saisissez-vous avec fermeté ce que Nous vous avons donné et rappelez-vous sa teneur. Puissiez-vous vous prémunir ! [63] Puis, vous vous êtes détournés après cela et, n’eût été la grâce de Dieu à votre égard et Sa miséricorde, vous auriez été au nombre des égarés. [64] Ainsi, avez-vous eu connaissance de ceux d’entre vous qui transgressèrent le sabbat. Nous leur dîmes : « Soyez singes rejetés ! » [65] et Nous fîmes de cela un exemple, passé et à venir, et une exhortation pour les craignants-Dieu. [66]

– Et, lorsque Moïse dit à son peuple : « Dieu vous ordonne d’immoler une génisse », ils s’exclamèrent : « Nous prendrais-tu en moquerie ?! » Il répondit : « Que Dieu me garde d’être parmi les ignorants. » [67] Ils dirent : « Invoque pour nous ton seigneur qu’il nous explique ce qu’elle est.» Il répondit : « Il dit qu’il s’agit d’une génisse ni trop vieille ni trop jeune, n’ayant mis bas qu’une fois, entre les deux. Faites donc ce que l’on vous ordonne ! » [68]  Ils dirent : « Invoque pour nous ton seigneur, qu’il nous précise qu’elle est sa couleur. » Il répondit : « Il dit qu’il s’agit d’une génisse dorée, de couleur pure, agréable aux regards. » [69]  Ils dirent : « Invoque pour nous ton seigneur, qu’il nous explique ce qu’elle est, car les vaches se ressemblent pour nous et, certes, si Dieu le veut, nous serons bien guidés. » [70] Il répondit : « Il dit qu’il s’agit d’une génisse non soumise au travail de la terre et à l’irrigation des champs, saine et de robe unie. » Ils dirent : « Enfin, te voilà venu avec la vérité ! » Et ils la sacrifièrent, mais ils faillirent ne point le faire [71] Et, lorsque vous aviez tué une personne et que vous vous en accusiez mutuellement – mais Dieu est Celui qui manifeste ce que vous dissimuliez – [72]  et qu’alors Nous dîmes : « Répandez-en sur lui une partie ! » C’est ainsi que Dieu donne vie aux morts et vous montre Ses signes ; puissiez-vous comprendre ! [73]

Néanmoins, vos cœurs s’endurcirent après cela, ils furent comme de la pierre ou plus durs encore, car il est des roches dont jaillissent des sources ; certes, il en est qui se fendent et s’en écoule l’eau ; certes, il en est que la crainte de Dieu effondre. Or, Dieu n’est point sans savoir ce que vous œuvrez. [74]

Chap. IV, Sous-chap. 2

§ 1. De la théologie du Salut 

– Espéreriez-vous qu’ils vous croient alors même qu’une partie d’entre eux a déjà entendu le Propos de Dieu puis l’a rendu trouble après l’avoir compris, et ce, bien qu’ils sachent. [75] Qu’ils rencontrent ceux qui croient, ils disent : « Nous croyons ! » Mais, lorsqu’ils se retrouvent seuls entre eux, ils se disent : « Les entretiendriez-vous de ce que vous inspira Dieu pour qu’ils en tirent argument contre vous auprès de votre Seigneur ? Ne raisonnerez-vous donc point ! » [76] Ne savent-ils pas que Dieu connaît ce qu’ils tiennent secret comme ce qu’ils divulguent ! [77] Il y a parmi eux de sottes gens qui ne connaissent du Livre que passions, ne faisant que conjecturer. [78] Malheur à ceux qui réécrivent le Livre de leurs propres mains puis disent : « Cela vient de Dieu » pour un négoce à vil prix ! Malheur à eux pour ce que leurs mains ont écrit ! Malheur à eux pour ce qu’ils se sont acquis ! [79]

– Et ils ont dit : « Le Feu ne nous touchera que jours comptés. »  Réponds : « Auriez-vous contracté auprès de Dieu un engagement – mais Dieu ne faillira pas à Sa promesse – ou bien imputez-vous à Dieu ce dont vous n’avez point connaissance ?! » [80] Que non ! Qui aura acquis un mal et sera cerné par ses fautes… ceux-là seront les hôtes du Feu, ils y demeureront. [81] Quant à ceux qui auront cru et œuvré en bien… ceux-là seront les hôtes du Jardin, ils y demeureront. [82]

§ 2. Du respect de la Communauté 

– Et, lorsque Nous prîmes acte de l’engagement des Fils d’Israël : N’adorerez que Dieu  ; Bienfaisance envers père et mère, les proches, les orphelins et les pauvres ; Ne parlez aux gens qu’en bien ; Accomplissez la prière et faites l’aumône. Puis, vous vous êtes éloignés, sauf quelques un d’entre vous, et vous vous êtes détournés. [83] Et, lorsque Nous prîmes acte de votre engagement : Vous ne verserez point votre sang, ne vous chasserez point entre vous de vos demeures, vous y avez consenti, vous portant témoins. [84] Cependant, voilà que vous vous entre-tuez et expulsez partie des vôtres de leurs foyers, les dominant par l’iniquité et l’oppression et, s’il advint qu’ils soient vos prisonniers, vous les rançonnez alors même que vous est prohibé leur expulsion ! Croirez-vous une partie du Livre et en dénierez-vous une autre ? Qu’elle est donc la récompense de ceux d’entre vous qui agissent ainsi si ce n’est avilissement en la vie d’ici-bas et, au Jour de la Résurrection, d’être refoulés au plus profond du tourment. Or, Dieu n’est point sans savoir ce que vous œuvrez. [85] Ceux-là ont échangé l’Au-delà contre la vie d’ici-bas, il ne leur sera pas allégé le Tourment, ils ne seront point secourus. [86]

§ 3. De la relation à la Révélation 

– Nous avions donné à Moïse l’Écrit et Nous fîmes se succéder après lui les prophètes-messagers et Nous octroyâmes à Jésus fils de Marie les Miracles et Nous l’assistâmes de l’Esprit-Saint : « Fallait-il donc, chaque fois qu’il vous vint un prophète-messager porteur de ce que ne désiraient point vos âmes que vous vous enorgueillissiez et que certains vous récusiez et d’autres tuiez ? » [87] Ils répondaient : « Nos cœurs sont incirconcis. » Que non ! Mais Dieu les a rejetés à cause de leur déni ; qu’en bien peu croient-ils ! [88] Et lorsque leur parvint une prescription de Dieu confirmant ce qu’ils savaient être – alors qu’auparavant ils imploraient de l’aide contre les dénégateurs – voilà qu’ayant reçu ce dont ils avaient connaissance ils le dénièrent. Que la damnation de Dieu soit sur les dénégateurs ! [89] Comme est mauvais ce pour quoi ils ont vendu leurs âmes en déniant ce que Dieu a révélé, par rébellion contre le fait que Dieu puisse opérer la descente de Sa grâce sur ceux qu’Il veut de Ses serviteurs. Cela leur valut colère sur colère ; aux dénégateurs un Tourment infamant. [90]

 § 4. De la Révélation universelle 

– Et qu’on leur dise : « Croyez en ce qu’a révélé Dieu », ils répondent : « Nous croyons en ce qui nous a été révélé ».  Ils dénient ainsi ce qui est au-delà alors que c’est la vérité confirmant ce qu’ils détiennent. Dis : « Pourquoi donc avez-vous assassiné les prophètes de Dieu auparavant si vous étiez croyants ?  [91] Ce alors que Moïse vous avait apporté les Miracles puis que vous avez adopté le Veau en son absence, en cela vous avez été iniques. » [92] Et, lorsque Nous prîmes acte de votre engagement et que Nous élevâmes au-dessus de vous le mont… Saisissez-vous avec fermeté ce que Nous vous avons donné et soyez attentifs. Ils dirent : « Nous avons entendu et désobéi ! », car ils avaient abreuvé leurs cœurs du Veau de par leur déni. Dis : « Comme est mauvais ce que vous a ordonné votre foi si vous étiez croyants ! » [93] Dis : «  Si la Demeure dernière, de par Dieu, vous est réservée à l’exclusion des autres hommes, alors souhaitez donc la mort si vous êtes sincères ! » [94] Mais, ils ne la souhaiteront jamais à cause de ce qu’accomplirent leurs mains ; Dieu connaît parfaitement les injustes. [95] Et, certes, tu trouveras qu’ils sont les gens les plus avides à la vie, plus encore que les polythéistes. Tel d’entre eux aimerait qu’on le fasse vivre mille ans, mais il ne saurait s’arracher au Tourment même s’il était prolongé ainsi ; Dieu voit clairement ce qu’ils œuvrent. [96]

Chap. IV, Sous-chap. 3

§ 1. De l’unité la Révélation 

 – Dis : « Qui serait hostile à Gabriel ! » N’est-il pas celui qui le révèle graduellement en ton cœur de par la permission de Dieu, confirmant ce qui le précède, guidée et belle annonce pour les croyants ! [97] Qui est hostile à Dieu, Ses Anges, Ses Messagers, Gabriel et Michel… alors, Dieu est l’adversaire des dénégateurs. [98]  Et, certes, Nous t’avons révélé des versets explicites, ne les dénient que les dévoyés. [99] Faut-il, toutes les fois qu’ils contractent un pacte que le rejette une partie d’entre eux ? Vraiment, la plupart d’entre eux ne croient pas ! [100]

§ 2. De la déviation de la foi 

– Et, lorsque leur vint un prophète de la part de Dieu, confirmation de ce qu’ils avaient, une partie de ceux qui reçurent le Livre rejetèrent le livre de Dieu derrière eux tout comme s’ils ne savaient pas. [101] Et ils suivirent ce que racontent les diables quant au règne de Salomon. Salomon ne fut point un dénégateur, mais ce furent les démons qui rénièrent. Ils enseignent aux gens la sorcellerie et ce qui aurait été révélé aux deux Anges à Babylone, Hârût et Mârût lesquels n’auraient rien enseigné à personne sans dire : « Nous ne sommes qu’une tentation ! Ne sois donc point dénégateur ! » Ils n’ont donc appris de ces deux-là que ce par quoi ils séparent l’homme de son épouse ! Mais, ils ne sauraient nuire avec ceci à quiconque sans l’autorisation de Dieu ! Ils apprennent ce qui leur est nuisible et ne leur profite point, alors qu’ils savent que celui qui fait cet échange n’a en l’Au-delà aucune part. Combien est mauvais ce contre quoi ils vendent leurs âmes ! Ah ! S’ils avaient pu savoir ! [102] Eussent-ils pu croire et être pieux… la récompense auprès de Dieu est bien meilleure ! Ah ! S’ils avaient pu savoir ! [103]

§ 3. De l’unité de la Révélation 

– Ô vous qui croyez ! Ne dites pas : « Considère-nous ! », mais dites : « Sois indulgent à notre égard », et soyez attentifs ! Aux dénégateurs un tourment terrible. [104] N’aiment point ceux qui dénient parmi les Gens du Livre, ainsi que les polythéistes, qu’il vous soit révélé graduellement un bien de votre Seigneur. Mais Dieu gratifie de Sa miséricorde qui Il veut, et Dieu est Détenteur de l’immense grâce. [105] Quoi que Nous transférions d’un verset ou que Nous le laissions, Nous en apportons un meilleur ou un équivalent. Ne sais-tu pas que Dieu a sur toute chose pouvoir ?! [106] Ne sais-tu pas que Dieu à l’empire sur les Cieux et la Terre et que vous n’avez en dehors de Lui ni allié ni secoureur ?! [107] Ou bien voudriez-vous interroger votre Prophète comme fut questionné Moïse auparavant ? Mais qui échange le déni contre la foi s’est égaré du chemin droit. [108] Nombre, parmi les Gens du Livre, voudraient bien vous faire redevenir païens après que vous ayez eu la foi, ce par jalousie de leur part alors que leur est apparue manifestement la vérité. Passez et pardonnez jusqu’à ce que vienne Dieu avec Son verdict. Certes, Dieu a sur toute chose pouvoir. [109] Et accomplissez la prière, donnez l’aumône, ce que vous aurez préparé pour vous-mêmes comme bien, vous le retrouverez auprès de Dieu. Certes, Dieu de ce que vous œuvrez est parfaitement clairvoyant. [110]

Chap. IV, Sous-chap. 4

§ 1. Du Salut universel 

– Et ils disent : « Nul n’entrera au Paradis s’il n’est de religion juive ou chrétienne. » Tels sont leurs désirs ! Réponds : «  Apportez donc votre preuve, si vous êtes dans le vrai. » [111] Bien au contraire ! qui abandonne entièrement son être à Dieu, tout en étant bienfaisant, aura sa récompense auprès de son Seigneur. Et nulle crainte pour eux, ils ne seront point affligés. [112] Mais les juifs prétendent : « Les chrétiens ne se fondent sur rien ! » alors que les chrétiens prétendent : « Les juifs ne se fondent sur rien ! », et ce, bien que tous lisent le même livre. C’est ainsi que ceux qui point ne savent tiennent propos similaire. Dieu, donc, arbitrera entre eux au Jour de la Résurrection quant à ce sur quoi ils divergeaient. [113]

§ 2. De l’ubiquité de Dieu 

– Mais, le plus injuste est celui qui empêche qu’en les lieux d’adoration de Dieu soit proclamé Son nom et s’efforce à leur ruine ! Ceux-là ne devraient pourtant y pénétrer qu’emplis de crainte. Ils  connaîtront ici-bas avilissement et, en l’Au-delà, un tourment immense. [114] À Dieu le Levant et le Couchant et, où donc que vous vous tourniez, là est la “Face” de Dieu. Dieu, certes, est Infini, parfaitement Savant. [115]

§ 3. De la transcendance divine 

– Ils disent : « Dieu s’est adjoint progéniture. » Qu’Il soit transcendé ! Vraiment, Il détient ce qui est en les Cieux et la Terre et tous Lui vouent adoration. [116] Concepteur des Cieux et de la Terre qui, lorsqu’Il décrète une chose, n’a qu’à dire : « Sois », et elle est ! [117] Et disent  ceux qui point ne savent : « Si seulement Dieu nous parlait ou que nous venait un miracle ! » C’est ainsi que leurs prédécesseurs tenaient même propos – semblables sont leurs cœurs ! Or, Nous avons explicité les versets pour ceux qui croient avec conviction. [118] Assurément, Nous t’avons dépêché porteur de la vérité, annonciateur et avertisseur, et tu ne seras point interrogé quant aux hôtes de la Fournaise. [119]

§ 4. De l’unicité de la guidée

– Et ne seront satisfaits de toi les juifs et les chrétiens que lorsque tu suivras leur credo. Dis : « En vérité, la guidée de Dieu est la seule guidée ! » Et si tu suivais leurs passions après ce qui t’est parvenu de connaissance, tu n’aurais contre Dieu ni protecteur ni secoureur. [120] Ceux à qui Nous avons donné le Livre le lisent de sa juste lecture, ceux-là sont ceux qui y portent foi. Et ceux qui le dénient, ceux-là sont les égarés. [121]

Chap. V ; § 1. Du pacte abrahamique 

– Ô Fils d’Israël ! Rappelez-vous Mon bienfait par lequel Je vous ai gratifiés et que, de même, Je vous ai favorisés parmi les hommes. [122] Craignez un Jour où nulle âme ne rachètera pour une autre la moindre chose, qu’il ne sera agréé d’elle aucune contrepartie et que ne lui profitera aucune intercession, et qu’ils ne seront point secourus. [123] Et, après que son Seigneur eut éprouvé Abraham par certains propos et qu’Il les eut accomplis, Il dit : « Certes, Je t’institue Guide pour les Hommes ! » Il demanda : « Et ma descendance ? » Il répondit : « Mon engagement ne bénéficiera pas aux injustes » [124] Et, lorsque Nous instaurâmes le Temple endroit de rassemblement et d’asile pour les gens, vous avez choisi le lieu où se tint Abraham comme oratoire.

– Et Nous enjoignîmes à Abraham et Ismaël : « Purifiez Ma Demeure pour ceux qui y accompliront les tournées rituelles, y feront retraite, s’inclinent, se prosternent. » [125] Et, lorsque Abraham dit : « Seigneur !  Fais que ceci devienne une cité sûre et pourvois ses habitants en biens, à qui croient parmi eux en Dieu et au Jour Dernier ! » Il répondit : « Quant à celui qui dénie, Je lui en laisserais brève jouissance, puis Je le contraindrais au tourment du Feu – et quel détestable devenir ! » [126]

 § 2. De l’Alliance d’Abraham 

– Et, voilà qu’Abraham élève les assises de la Demeure, ainsi qu’Ismaël : « Seigneur ! Agrée-nous, Tu es, certes, Celui qui entend et sait parfaitement !  [127] Seigneur ! Fais que nous Te soyons tous deux pleinement remis et, parmi nos descendants, une Communauté qui le soit aussi ! Et fais-nous connaître nos rituels, accueille notre repentir,  car Tu es Celui qui accueille la repentance, le Tout Miséricorde. [128] Seigneur ! Et suscite parmi eux un messager d’entre eux qui leur récite Tes versets, leur enseigne le Livre et la Sagesse, les accroît en pureté ! Tu es, certes, le Tout-puissant, l’infiniment Sage. » [129]  Ne s’éloigne du credo d’Abraham que celui qui déraisonne de lui-même, alors que Nous l’avions choisi en ce bas-monde et qu’il sera dans  l’autre-monde au sein des Justes [130] et lorsque son Seigneur lui dit : « Abandonne-toi ! », il répondit : « Je m’abandonne entièrement au Seigneur des mondes. » [131]

§ 3. Du lignage d’Abraham

– A sa mort, Abraham la recommanda à ses fils, et Jacob fit de même : « Ô mes fils ! En vérité, Dieu a choisi pour vous la foi, ne mourrez donc que Lui ayant été entièrement abandonnés. » [132] Étiez-vous témoins quand la mort se présenta à Jacob, qu’il demanda à ses fils : « Qu’adorez-vous après moi ? » Ils répondirent : « Nous adorerons ton dieu et le dieu de tes pères Abraham, Ismaël et Isaac, dieu unique, et nous Lui serons entièrement abandonnés. » [133] Cette communauté a passé ; à elle ce qu’elle a acquis et à vous ce que vous aurez acquis. Vous ne serez point interrogés quant à ce qu’ils œuvrèrent. [134]

§ 4. Du Baptême en Dieu

– Et ils prétendent : « Soyez Juifs ou Chrétiens, vous serez bien-guidés. » Réponds : « Non point ! Mais au credo d’Abraham, exclusivement ; il n’était point des polythéistes. » [135] Dites : «  Nous croyons en Dieu et en ce qui nous a été révélé et en ce qui a été révélé à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les tribus. En ce qu’ont reçu Moïse et Jésus et ce qu’ont reçu les prophètes de leur Seigneur. Nous n’établissons aucune distinction entre eux, et nous Lui sommes entièrement abandonnés. » [136] Et, s’ils croient, tout comme en ce que vous croyez, alors ils sont bien-guidés. Mais, s’ils s’en détournent, ceux-là sont en scission. Quoi qu’il en soit d’eux,  Dieu te suffira ; Il est Celui qui entend et sait parfaitement. [137]  « Venez au Baptême de Dieu ! Car qui est plus excellent que Dieu en baptême – C’est Lui que nous adorons. » [138] Dis : « Controverseriez-vous avec nous au sujet de Dieu alors qu’Il est notre Seigneur et le vôtre et que nos actes nous incombent comme à vous les vôtres et que nous Lui sommes sincères ?  [139] Ou bien soutiendrez-vous qu’Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les tribus étaient Juifs ou Chrétiens ? » Dis : « Êtes-vous les plus savants ou est-ce Dieu ?! » Qui de plus injuste que celui qui dissimule de par lui un témoignage venant de Dieu ! Or, Dieu n’est point sans savoir ce que vous œuvrez. [140] Cette communauté a passé ; à elle ce qu’elle a acquis, et à vous ce que vous aurez acquis. Vous ne serez point interrogés quant à ce qu’ils œuvrèrent. [141]

Partie II

Axe central :

– Les sots parmi les gens diront : Qu’est-ce qui les a détournés du côté sur lequel ils se tenaient ? Réponds : À Dieu le Levant et le Couchant ; Il guide qui veut vers un chemin droit. [142] Car c’est ainsi que Nous avons fait de vous une communauté médiane afin que vous soyez témoins à l’égard des hommes et que le Messager soit pour vous témoin. Et Nous n’avions établi le côté sur lequel tu te tenais que pour connaître qui suit le Messager de qui tourne les talons, car même si cela put sembler chose grave, ce ne le fut point pour ceux que Dieu guida ; Dieu ne délaisse point votre foi, Dieu est pour les hommes Très bienveillant et Tout de miséricorde. [143] Nous te voyons souvent te tourner vers le ciel, Nous allons donc t’indiquer une orientation que tu approuveras : ainsi, oriente ta face vers le Temple sacré et, où que vous soyez, alors orientez vos faces vers lui…

Chapitre VI ; § 1. Du sens de l’Orientation

 …Et, certes, ceux qui ont reçu l’Écrit savent vraiment que cela est la vérité de la part de leur Seigneur, et Dieu n’est point sans savoir ce que vous œuvrez. [144]  Et si tu apportais à ceux qui ont reçu l’Écrit tout argument, ils n’auraient point à suivre ton orientation comme tu n’as pas à suivre leur orientation tout comme entre eux ils ne suivent point l’orientation de l’autre. Et si tu suivais leurs passions après ce qui t’est parvenu de connaissance, tu serais alors vraiment au nombre des injustes. [145]  Ceux à qui Nous avons donné l’Écrit le connaissent aussi bien qu’ils connaissent leurs enfants, mais nombre d’entre eux dissimulent la vérité consciemment. [146] La vérité vient de ton Seigneur, alors ne sois pas de ceux qui doutent [147] et à chacun la direction qu’Il lui donne. Rivalisez donc en bonnes œuvres, où que vous soyez Dieu vous fera venir, tous ; Dieu, certes, sur toute chose a pouvoir. [148] 

 § 2. De la Qibla 

 – Et, où que tu sortes, oriente ta face vers le Temple sacré. Cela est la vérité de la part de ton Seigneur, et Dieu n’est point sans savoir ce que vous œuvrez. [149] Où que tu sortes, oriente ta face vers le Temple sacré et, où que vous soyez, orientez vos faces vers lui afin que les gens n’aient point à votre encontre d’objection, sauf ceux qui sont injustes. Ne les craignez donc point, mais craignez-Moi afin que Je parachève Ma grâce à votre égard, puissiez-vous être bien-guidés ! [150]  Ainsi, Nous vous avons dépêché un messager des vôtres ; il vous récite Nos versets, vous accroît en pureté, vous enseigne Le Livre et la Sagesse, et vous enseigne ce que vous ne saviez point. [151]  Alors, célébrez-Moi, Je me souviendrai de vous ; Remerciez-Moi et ne Me soyez point ingrats. [152] 

 § 3. De l’Abnégation 

– Ô vous qui croyez ! Cherchez assistance en la persévérance et la prière, car Dieu est avec ceux qui supportent patiemment, [153] et ne dites point que ceux qui ont été tués sur le Chemin de Dieu sont morts. Bien au contraire, ils sont vivants, mais sans que vous puissiez le percevoir. [154] Et, certes, Nous vous éprouverons par la peur et la faim, par quelques pertes de biens, d’êtres et de récoltes ; et fais belle annonce à ceux qui supportent patiemment, [155] ceux qui, lorsque sur eux l’adversité s’abat, disent : « Nous sommes à Dieu, et à Lui nous retournons. » [156] Pour ceux-là, bénédictions de leur Seigneur et miséricorde, ceux-là sont les bien-guidés. [157] En vérité, Safâ et Marwa font partie des sacralisations de Dieu et, quiconque pèlerine à la Demeure ou en accomplit la visite, point d’empêchement à ce qu’il processionne entre les deux. Et qui de plein gré agit en bien… Dieu est pleinement remerciant et parfaitement savant. [158] En vérité, ceux qui dissimulent ce que Nous avons inspiré comme arguments formels et de guidée après que Nous l’ayons exposé aux gens en l’écrit, ceux-là, Dieu les damne et les maudissent les maudisseurs, [159] sauf ceux qui se repentent, s’amendent et sont sans équivoque, alors, de ceux-là, J’accueille le repentir, car Je suis Celui qui accueille la repentance, le Tout Miséricorde. [160] En vérité, ceux qui auront dénié et seront morts dénégateurs, ceux-là seront en la damnation de Dieu, des Anges et de tous les hommes, [161] en laquelle ils demeureront, il ne leur sera pas allégé le tourment, et ils ne seront pas regardés. [162] 

§ 4. Unité et pluricité

– Et votre Dieu est dieu Unique, point d’autre dieu que Lui, le Tout-Miséricordieux, le Tout Miséricorde. [163] En vérité, en la création des cieux et de la Terre, en l’alternance des nuits et des jours, en les vaisseaux voguant sur les flots chargés de ce qui profite aux hommes, en  ce que Dieu fait descendre du ciel comme eau et dont Il revivifie la terre morte et sur laquelle Il répand toutes bêtes, en la variation des vents et des nuages contraints entre ciel et terre ; en tout cela, certes, des Signes pour ceux qui réfléchissent. [164] Et pourtant, il en est parmi les hommes qui s’adjoignent en plus de Dieu des associés qu’ils aiment comme on aime Dieu, mais ceux qui croient vouent à Dieu l’amour le plus intense. Que ne savent-ils pas, ceux qui commettent cette iniquité, lorsqu’ils verront le Tourment, que la Puissance est toute à Dieu et que Dieu est implacable au châtiment ! [165] Quand les meneurs désavoueront leurs suiveurs, qu’ils verront le Tourment, que seront rompus leurs liens, [166] que les suiveurs diront : « Puissions-nous retourner afin de nous innocenter d’eux tout comme ils se sont affranchis de nous ! »C’est pourquoi Dieu leur montrera leurs actes, causes de leur malheur, et ils ne pourront sortir du Feu. [167]

Chapitre VII, Sous-chap.1

§ 1. Des tabous alimentaires 

– Ô vous, hommes ! Mangez de ce que porte la terre, librement, bon, et ne suivez point les pas du Shaytân, car il est pour vous un ennemi déclaré. [168] Il ne vous incite qu’au mal et à la perversité et à dire de Dieu ce que vous ne savez point. [169] Et, quand on leur dit : « Conformez-vous à ce que Dieu a révélé. », ils répondent : « Non ! Mais nous suivons ce dont avaient coutume nos pères. » Cela, quand bien même leurs pères n’auraient raisonné en rien et ne se seraient point bien-guidés ?! [170] La parabole de ceux qui dénient est à l’image de celui à qui l’on crie et qui n’entend qu’appels et clameurs : sourds, muets, aveugles, ils ne peuvent raisonner. [171] Ô vous qui croyez ! Mangez des bonnes choses que Nous vous avons attribuées, et remerciez Dieu si c’est bien Lui que vous adorez. [172] Il ne vous a été rendu tabou que la bête trouvée morte, le sang, la viande de porc, ce qui a été sacrifié à un autre que Dieu. Quant à celui qui y a été contraint, sans transgresser ni exagérer, point de faute ; Dieu, certes, est Tout pardon et Tout de miséricorde. [173]

§ 2. Du Livre et de la Coutume

– Certes, ceux qui dissimulent ce que Dieu a révélé du Livre pour en tirer un vil prix, ceux-là n’emplissent leurs ventres que de feu. Dieu point ne leur adressera la parole au Jour de la Résurrection, point ne les purifiera, et Ils subiront un tourment terrible. [174] Ceux-là ont échangé la guidée contre l’égarement et le pardon contre le Tourment ; se seraient-ils endurcis au feu ! [175] Il en est ainsi car Dieu a révélé progressivement le Livre porteur de la Vérité ; certes, ceux qui divergent quant au Livre sont vraiment en un schisme profond. [176] 

–La vertu ne consiste point à ce que vous orientez vos faces vers le Levant et le Couchant. Mais la piété est de croire en Dieu, au Jour Dernier, aux Anges, au Livre, aux prophètes, tout en donnant de son bien par amour pour Lui : aux proches, aux orphelins, aux pauvres, aux fils de la route, aux mendiants, pour l’affranchissement des esclaves. Et celui qui accomplit la prière et donne l’aumône, ceux qui tiennent les engagements qu’ils ont contractés, ceux qui endurent les maux, l’adversité et les temps de malheur ; ceux-là sont ceux qui auront été sincères, ceux-là sont les craignants-Dieu.  [177]

– Ô vous qui croyez ! Il vous est prescrit le Dédommagement en cas d’homicide : l’homme libre pour l’homme libre, l’esclave pour l’esclave, la femme pour la femme. Quant à celui dont son semblable lui aura fait grâce en quelque manière, alors observance convenable et arrangement à l’amiable. Ceci est un adoucissement de la part de votre Seigneur et une miséricorde et, qui commettra une agression après cela encourt un tourment terrible. [178] Il y a pour vous une vie dans le Dédommagement, ô doués de raison ; puissiez-vous pieusement craindre ! [179]

– Il vous est prescrit lorsque se présente à l’un de vous la mort, et qu’il laisse quelques biens, le legs testamentaire en faveur des père et mère et des plus proches, convenablement, devoir pour les craignants-Dieu. [180] Et, qui l’altérera après l’avoir entendu… la faute n’incombe qu’à ceux qui l’auront falsifié ; Dieu, certes, entend et sait parfaitement. [181] Quant à qui craint d’un testateur injustice ou iniquité et les réconcilie, point de faute ; Dieu, certes, est Tout pardon et miséricorde. [182]

§ 3. Du Jeûne et de la piété universelle

– Ô vous qui croyez ! Il vous est prescrit le Jeûne, comme il fut prescrit à ceux qui vous précèdent, puissiez-vous pieusement craindre ! [183]

§ 4. De la fidélité cultuelle à l’Alliance

– Des jours comptés, mais qui de vous est malade ou en voyage, alors détermination de jours autres. Et, quant à ceux qui l’auraient pu, leur incombe un rachat : la nourriture d’un pauvre.  Et, qui de plein gré accomplit un bien, c’est un bien pour lui, mais jeûner est meilleur pour vous, si vous le saviez ! [184] Le mois de Ramadan est celui en lequel fut révélé le Coran, guide pour les Hommes et claires manifestations de la Guidée et du Discernement. Qui donc d’entre vous sera témoin de la nouvelle lune, qu’il le jeûne ! Et qui est malade ou en voyage, alors détermination de jours autres – Dieu désire pour vous la facilité et non point la difficulté – afin que vous complétiez le compte, que vous magnifiiez Dieu de vous avoir guidés ; puissiez-vous être remerciant ! [185] Et, quand t’interrogent Mes serviteurs à Mon sujet, Je suis proche et J’exauce l’appel de l’invocateur lorsqu’il M’appelle ; qu’ils Me répondent donc et croient en Moi, puissent-ils suivre la bonne direction. [186] Il vous est permis les nuits de jeûne de fréquenter vos femmes, elles sont votre vêtement et vous êtes le leur. Dieu sait que vous vous manqueriez à vous-mêmes, aussi vous a-t-Il fait indulgence et vous a-t-Il exemptés. Maintenant, donc, avertissez-les. Et recherchez ce que Dieu vous a prescrit : mangez et buvez jusqu’à ce que vous distinguiez le fil blanc du fil noir de l’aube. Puis, poursuivez le jeûne jusqu’à la nuit. Mais, ne les approchez point alors que vous faites retraite dans les sanctuaires. Telles sont les limites établies par Dieu, ne les atteignez pas, c’est ainsi que Dieu explicite Ses versets aux hommes, puissent-ils craindre pieusement ! [187]  

Chapitre VII, Sous-chap.2

 § 1. De la quête du Salut

 – Et ne dilapidez pas vos biens entre vous en pure perte, comme si avec ceux-ci vous corrompiez les autorités afin de dévorer partie des biens des gens injustement, et ce, sciemment. [188] Et ils t’interrogent quant aux nouvelles lunes – Réponds : « Ce sont des repères temporels pour les gens et le pèlerinage. » La piété ne consiste pas à passer par l’arrière des tentes, mais la piété est crainte pieuse. Passez donc par l’entrée avant des tentes ! Craignez pieusement Dieu, puissiez-vous prospérer ! [189] Et luttez sur le chemin de Dieu contre ceux qui vous combattent et ne soyez pas les assaillants, Dieu n’aime point les transgresseurs. [190] Tuez-les où que vous les trouviez, chassez-les d’où ils vous chassent, car la persécution est plus grave que de tuer. Mais, ne les combattez point au sein du Temple sacré tant qu’ils ne vous y ont pas livrés combat, mais s’ils vous y combattent, tuez-les, tel est le salaire des dénégateurs ! [191] S’ils cessent, alors, Dieu est, certes, Tout pardon et miséricorde. [192] Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus persécution et que puisse être voué le culte à Dieu. S’ils cessent, point d’hostilité si ce n’est envers les iniques. [193] Ce mois sacré par un mois sacré, aux choses sacrées une contrepartie ; qui vous agresse, soyez lui hostiles tout comme il l’a été à votre encontre. Et craignez pieusement Dieu, sachez que Dieu est avec les craignants-Dieu. [194]

§ 2. Du respect du Pèlerinage

– Dépensez en vue de Dieu, mais ne provoquez point de vos mains votre ruine. Faites le bien ; Dieu, certes, aime les bienfaisants. [195] Accomplissez le Pèlerinage et la Visite pieuse pour Dieu. Et, si vous en étiez empêchés, alors ce qu’il vous sera aisé comme offrande. Ne vous rasez pas la tête tant que n’est point parvenue l’offrande à son lieu d’immolation. Qui d’entre vous est malade ou souffre d’une affection de la tête, alors rachat par un jeûne, une aumône ou un sacrifice. Mais, si vous êtes en sécurité, et pour qui aura prolongé la Visite jusqu’au Pèlerinage, alors ce qui vous sera aisé comme offrande. Quant à celui qui n’en trouve point, alors un jeûne de trois jours durant le Pèlerinage et sept au retour, soit dix jours complets. Cela, pour qui n’a point de famille résidant au Temple sacré. Et craignez pieusement Dieu ; Sachez que Dieu est exigeant quant aux dédommagements. [196]

§ 3. De la spiritualité du Pèlerinage

– Au Pèlerinage des mois connus, et pour qui s’y engage à pèleriner, alors point de paroles obscènes, d’immoralité et de querelles durant le Pèlerinage. Quelque bien que vous accomplissiez ,Dieu le sait ; faites en provisions, car le meilleur des viatiques est la piété. Craignez-Moi pieusement, ô doués de raison ; [197] il n’y a pas de mal à ce que vous recherchiez grâces de votre Seigneur. Une fois que vous aurez reflué de Arafât, invoquez Dieu auprès du repère sacré, invoquez-Le pour vous avoir guidés alors même que vous étiez auparavant parmi les égarés. [198] Puis, déferlez d’où dévalent les gens et implorez de Dieu le pardon ; Dieu, certes, est Tout pardon et Tout de miséricorde. [199]

§ 4. Du Pèlerinage universel

– Et quand vous aurez accompli vos sacrifices, invoquez Dieu comme vous invoquez le souvenir de vos ancêtres ou plus intensément encore. Il en est parmi les hommes un qui dit : « Seigneur ! Donne-nous en ce monde ! » Celui-là n’aura en l’Au-delà aucune attribution. [200] D’autres, parmi eux, disent : « Seigneur ! Accorde-nous en ce Bas-monde belle-part et en l’Autre belle-part, et garde-nous du tourment du Feu ! » [201] Ceux-là auront une part de ce qu’ils auront acquis, et Dieu est prompt aux comptes. [202] Invoquez Dieu durant des jours comptés, pour qui se hâte en deux jours, point de faute, et pour qui s’attarde, point de faute, ceci pour qui est pieux. Craignez pieusement Dieu ! Sachez que devant Lui vous serez rassemblés. [203]

Chapitre VII, Sous-chap.3

§ 1. De la conformité à la Révélation

– Parmi les hommes, tel qui t’étonne par son propos quant à la vie d’ici-bas. Il prend Dieu à témoin de ce qui est en son cœur alors qu’il n’est qu’un invétéré querelleur [204] qui, dès qu’il s’en retourne, parcourt le pays pour y semer le désordre et dévaster récoltes et troupeaux, mais Dieu n’aime point l’exaction. [205] Qu’on lui dise : « Crains Dieu ! », voilà que l’emporte une rage pécheresse ! La Géhenne lui suffira, et quelle détestable couche ! [206] Et, parmi les hommes, tel qui se sacrifie cherchant la satisfaction divine, et Dieu est Très bienveillant à l’égard des serviteurs. [207]

– Ô vous qui croyez ! Appliquez-vous pleinement à la paix et ne suivez point les pas du Shaytân, car il est pour vous un ennemi déclaré ! [208] Et si vous trébuchez après que vous soient parvenus les éclaircissements, sachez donc que Dieu est Tout-puissant, infiniment Sage. [209]

– Attendront-ils que Dieu et les Anges leur apparaissent sous un dais de nuages et que soit rendu le Verdict, alors qu’à Dieu seront ramenées toutes affaires ! [210] Demande aux Fils d’Israël combien Nous leur avons donné de signes évidents ! Mais qui altère la grâce de Dieu après qu’elle lui soit parvenue, alors, vraiment, Dieu est dur en poursuite. [211] L’on a embelli la vie d’ici-bas à ceux qui mécroient et ils se gaussent de ceux qui croient. Mais ceux qui craignent pieusement seront au-dessus d’eux au Jour de la Résurrection, Dieu pourvoira qui veut, sans compter. [212]

§ 2. De la déviation à la Révélation

– Les hommes étaient une Communauté unique… Alors, Dieu suscita les prophètes, annonciateurs et avertisseurs, et Il révéla par eux le Livre porteur de la vérité afin qu’il arbitrât entre les gens quant à ce en quoi ils divergeaient. Or, ceux à qui il fut donné divergèrent à son sujet après que leur fussent parvenues les preuves, ce par esprit de controverse. Mais Dieu guida les croyants à propos de ce sur quoi ils divergeaient quant à la vérité, avec Sa permission. Dieu guide qui veut sur un chemin droit. [213]

§ 3. De la cohérence de la Révélation

Escompteriez-vous entrer au Jardin alors que vous n’avez pas été atteints à l’instar de vos prédécesseurs. Ils furent touchés par le malheur et l’adversité et en furent ébranlés au point que s’écrièrent le messager et ceux qui croyaient avec lui : « À quand le secours de Dieu ! » Le secours de Dieu n’est-il donc pas proche ! [214]

– Ils t’interrogent quant à ce qu’ils doivent aumôner. Réponds : « Quoi que vous dépensiez en aumônes comme bien, que ce soit pour vos père et mère, les plus proches, les orphelins, les pauvres, et les fils de la route. » Et, quelque bien que vous fassiez, Dieu, certes, en est parfaitement savant. [215]

– Il vous est prescrit le combat, alors que cela vous répugne. Mais il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose qui s’avérerait être un bien pour vous, tout comme il se peut que vous aimiez une chose qui serait un mal pour vous. Dieu sait ce que point vous ne savez. [216] Ils t’interrogent quant au combat durant le mois sacré. Réponds : « Y livrer combat est grave, mais barrer le chemin de Dieu, le dénier, de même pour le Temple sacré et en expulser ses hôtes, cela est plus grave auprès de Dieu car la persécution est pire encore que de tuer. » Et ils ne cessent de vous combattre jusqu’à vous éloigner de votre tradition, autant qu’ils le peuvent. Qui d’entre vous se détourne de sa tradition et meurt dénégateur… ceux-là leurs œuvres sont vaines en ce monde et en l’Autre et ils seront les hôtes du Feu, ils y demeureront. [217] Certes, ceux qui croient, se tiennent à l’écart et s’évertuent sur le Chemin de Dieu, ceux-là espèrent de la miséricorde de Dieu, et Dieu est Tout pardon et Tout de miséricorde. [218]

Chap. VII, Sous-chap. 4

§ 1. De la salubrité

– Ils t’interrogent quant au vin et à la divination. Réponds : « En les deux il y a grand préjudice, et profits pour les gens, mais, pour les deux, le préjudice est plus grave que le profit ! » Et ils t’interrogent quant à ce qu’ils doivent aumôner. Réponds : « Soyez pardonnés ! » C’est ainsi que Dieu explicite pour vous les versets, puissiez-vous méditer [219] sur ce bas-monde et sur l’Autre ! …

§ 2. De la veuve et de l’orphelin

…Et ils t’interrogent quant aux orphelins. Réponds : « Probité à leur égard est mieux et, si vous vous entremêlez, ils sont alors vos frères. » Dieu distingue parfaitement le corrompu du scrupuleux.  Si Dieu l’avait voulu, Il aurait pu provoquer votre perte. Certes, Dieu est Tout-puissant, infiniment Sage. [220] Mais, n’épousez pas les polythéistes tant qu’elles n’ont pas adhéré à la foi, une esclave croyante est certes préférable à une polythéiste, et ce, quand bien même vous enchanterait-elle. Et ne donnez point épouse à des polythéistes tant qu’ils n’ont pas adhéré à la foi, un esclave croyant est certes préférable à un polythéiste, et ce, quand bien même vous enchanterait-il. Ceux-là appellent au Feu, alors que Dieu convie au Jardin et au Pardon, de par Sa prévenance, et qu’Il explicite Ses versets aux hommes afin qu’ils puissent se ressouvenir. [221]

§ 3. Des rapports hommes femmes

 – Et ils t’interrogent quant aux règles. Réponds : « C’est une indisposition. Écartez-vous donc des femmes durant les règles et ne les approchez qu’une fois qu’elles ne les ont plus. Et, lorsqu’elles sont propres, venez à elles comme Dieu vous l’a ordonné. » Certes, Dieu aime ceux qui se repentent et Il aime ceux qui se purifient. [222] Vos femmes sont un champ pour vous, allez à vos champs comme bon vous semble…

…Faites quelques avances pour vous-mêmes, craignez pieusement Dieu, sachez que vous Le rencontrerez, et avertis les croyants. [223] Ne prenez point Dieu comme prétexte dans vos serments pour ne pas être vertueux, pieux, ou ne pas réconcilier les gens. Dieu entend et sait parfaitement. [224] Dieu ne vous reprendra pas quant à vos serments à la légère, mais Il vous reprendra pour ce qu’auront acquis vos cœurs. Dieu est Tout pardon, Longanime. [225] 

– À ceux qui jurent de s’abstenir de leurs femmes, délai de quatre mois et, s’ils se reprennent, alors, certes, Dieu est Tout pardon et miséricorde. [226] Mais, s’ils se sont résolus à la répudiation, alors, certes, Dieu entend et sait parfaitement. [227] Aux répudiées d’observer d’elles-mêmes trois cycles, et il ne leur est pas permis de dissimuler ce que Dieu aurait formé en leur sein si elles croient en Dieu et au Jour Dernier. Mais, leurs époux sont vraiment en droit de les reprendre de ce fait-là, s’ils souhaitent conciliation, et elles ont même prérogative, à leur convenance. Toutefois, les hommes ont en cela sur elles priorité ; Dieu est Tout-puissant, infiniment Sage. [228] La répudiation doit être redoublée, c’est alors soit maintien avec convenance soit libération avec largesses, mais il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné. Excepté si les deux craignent de ne pouvoir respecter les préceptes de Dieu, alors, si vous craignez qu’ils ne puissent tous deux respecter les préceptes de Dieu, il n’y aura point de tort pour les deux pour ce qu’elle en aura racheté. Telles sont les limites de Dieu, ne les transgressez-pas, et qui outrepasse les limites de Dieu… ceux-là sont les injustes. [229] Et, s’il l’a répudiée, elle ne lui sera plus permise ultérieurement dès lors qu’elle aura pris autre époux que lui. Mais, si elle n’avait été que répudiée, alors point d’empêchement pour eux à ce qu’ils reviennent ensemble s’ils pensent pouvoir respecter les préceptes de Dieu. Telles sont les limites établies par Dieu, Il les explicite aux gens qui s’instruisent. [230] Et, lorsque vous avez répudié les femmes et qu’elles atteignent leur terme, alors, ou vous les retenez avec convenance, ou vous les libérez convenablement, mais ne les retenez point abusivement pour leur causer du tort ; qui agit ainsi ne lèse que lui-même. Ne prenez pas les versets de Dieu à la légère et rappelez-vous la grâce de Dieu à votre égard et ce qu’Il vous a révélé du Livre et de la Sagesse, ce par quoi Il vous exhorte. Craignez pieusement Dieu, et sachez que Dieu de toute chose est Savant. [231] Et, lorsque vous répudiez les femmes et qu’elles atteignent leur terme ne les empêchez pas d’épouser leurs maris alors qu’ils s’agréent mutuellement de bonne convenances. Voici ce à quoi est exhorté celui d’entre vous qui croit en Dieu et au Jour Dernier, ceci est plus bénéfique et plus pur pour vous ; Dieu sait, alors que point vous ne savez. [232]

§ 4. De l’unité de la Guidée

– Les mères allaiteront leurs enfants deux années entières pour qui souhaite parachever l’allaitement. Au père, lui incombe de les nourrir et vêtir convenablement. Nulle âme ne s’imposera plus qu’elle ne peut, une mère n’a pas à être dommagée à cause de son enfant ni le père du fait de son enfant, et à l’héritier échoit de même. Mais, si tous deux veulent sevrage, après accord mutuel et consultation, alors point de tort aux deux. Et si vous désirez prendre nourrice pour vos enfants, point de tort à condition de vous acquitter de ce que vous avez convenu selon l’usage. Craignez pieusement Dieu et sachez que Dieu de ce que vous œuvrez est parfaitement clairvoyant. [233] Et ceux d’entre vous qui décéderaient, laissant épouses, qu’elles observent d’elles-mêmes quatre mois et dix jours, et lorsqu’elles atteignent leur terme, point de tort pour vous à ce qu’elles disposent d’elles-mêmes convenablement, et Dieu de ce que vous œuvrez est parfaitement informé. [234] Nul grief contre vous à ce que vous évoquiez demande en mariage des femmes ou que vous en nourrissiez l’intention. Dieu sait que vous les rechercherez, mais ne leur faites point promesses en secret, ne tenez que propos correct, et ne vous engagez pas à conclure mariage avant que le délai n’atteigne son terme. Sachez que Dieu connaît ce que vous recelez, prenez-y garde, et sachez que Dieu est Tout pardon, Longanime. [235] Nul grief contre vous à ce que vous répudiez femmes sans les avoir effleurées ou sans leur avoir versé de dotation nuptiale. Mais, donnez-leur – pour qui est aisé, à sa mesure, pour qui est pauvre, à sa mesure – quelque bien, convenablement ; devoir pour les bienfaisants. [236] Mais si vous les répudiez avant de les avoir effleurées alors que vous leur avez versé une dotation nuptiale, il leur revient la moitié de ce que vous aviez acquitté, sauf si elles y renoncent ou qu’y renonce celui entre les mains de qui est la conclusion du mariage. Mais que vous y renonciez est plus proche de la piété, n’oubliez donc pas d’être généreux entre vous ; Dieu, certes, de ce que vous œuvrez est parfaitement clairvoyant. [237] Observez attentivement les prières et la prière du juste milieu, et apprêtez-vous à vous conformer sincèrement à Dieu.  [238] Si vous avez quelques craintes, que vous soyez à pied ou montés, alors, quand vous serez en sécurité, rappelez-vous de Dieu en ce qu’Il vous a enseigné ce que vous ne saviez point [239] : que ceux d’entre vous dont la fin est proche, laissant des épouses, leur fassent un legs d’une année de subsistance, sans avoir à en consommer une part. Mais, si elles se désistent, alors point de tort pour vous à ce qu’elles disposent d’elles-mêmes, honorablement. [240] Et, pour les répudiées, des biens convenables ; devoir pour les craignants-Dieu. [241] C’est ainsi que Dieu vous explicite Ses versets, puissiez-vous réfléchir ! [242]

Chap. VIII§ 1. De la vie et de la mort

– Que sais-tu de ceux qui quittèrent leurs demeures par milliers craignant la mort ? Alors Dieu leur dit : « Mourez ! » Puis, Il leur rendit la vie. Dieu, certes, est Tout de grâce envers les hommes, mais la plupart des hommes point ne remercient. [243] Combattez pour la cause de Dieu. Sachez que Dieu entend et sait parfaitement. [244] À celui qui consentira à Dieu un beau prêt, Il le lui doublera et redoublera maintes fois. Dieu saisit et relâche, et vers Lui vous retournez. [245] 

§ 2. Du Pouvoir

– Que sais-tu du Conseil des Fils d’Israël, après Moïse, lorsqu’ils demandèrent à celui qui était leur prophète : « Élis pour nous un roi, que nous combattions pour la cause de Dieu ! » Il dit : « Ne se pourrait-il pas s’il vous était ordonné le combat que vous ne combattiez point ? » Ils répondirent : « Qu’aurions-nous à ne point combattre pour la cause de Dieu alors que nous avons été dépossédés de nos demeures et de nos fils ! » Mais, lorsqu’il leur fut prescrit le combat, ils tournèrent le dos, sauf quelques-uns parmi eux ; Dieu connaît parfaitement les iniques ! [246] Et leur prophète leur dit : « C’est ainsi, Dieu vous a envoyé Saül comme roi. » Ils s’étonnèrent : « Comment aurait-il autorité sur nous alors que nous sommes plus en droit que lui quant à la royauté et qu’il ne lui a point été donné largesse de biens ? »  Il répondit : « Dieu l’a choisi pour vous et l’a amplement comblé en savoir et en corpulence et Dieu attribue son autorité à qui Il veut, Dieu est Infini, parfaitement Savant. » [247] Et leur prophète leur dit : « En vérité, le signe de son règne est que le “Coffre” vous sera restitué. Il est une assurance de la part de votre Seigneur et un vestige de ce que laissèrent la famille de Moïse et la famille d’Aaron, les anges le soutiennent . En vérité, il y a bien en cela un signe pour vous, si vous êtes croyants ! » [248] Puis, lorsque Saül fut en marche avec les troupes, il déclara : « En vérité, Dieu va vous éprouver au moyen d’une rivière : qui en boira ne sera pas des miens et qui point n’en goûtera sera mien, sauf qui en puiserait un creux de main. » Tous y burent, mis à part quelques-uns d’entre eux, et quand ils l’eurent traversée, lui et ceux qui avaient cru, ceux-là prétextèrent : « Nous ne serons pas de taille, ce jour, contre Goliath et ses armées ! » Ceux qui pensaient rencontrer Dieu répondirent : « Que de fois une troupe peu nombreuse triompha d’une troupe plus imposante, Dieu l’ayant permis ! Dieu, certes, est avec ceux qui persévèrent ! » [249] Et, lorsqu’ils firent face à Goliath et ses armées, ils s’écrièrent : « Seigneur ! Déverse sur nous persévérance ! Affermis nos pas et accorde-nous la victoire sur les gens en armes ! » [250] C’est ainsi qu’ils les mirent en déroute, de par la permission de Dieu, et David tua Goliath. Dieu lui donna pouvoir et sagesse et lui enseigna ce qu’Il voulut. Si Dieu ne repoussait pas les hommes les uns par les autres, la Terre serait entièrement corrompue, mais Dieu est Tout de grâce envers les hommes. [251] Ce sont là les versets de Dieu, Nous te les transmettons en toute vérité et, certes, tu es au nombre des envoyés. [252] 

§ 3. Des religions

– Tels sont les messagers : Nous les avons distingués les uns des autres, parmi eux il en fut à qui Dieu parla et qu’Il éleva entre eux en degrés. Et, Nous donnâmes à Jésus fils de Marie les prodiges et l’assistâmes de l’Esprit-Saint. Or, si Dieu l’avait voulu, ne se seraient pas combattus ceux qui vinrent après eux après que leur fussent venues les preuves, mais ils divergèrent et, parmi eux, celui qui croit et celui qui dénie. Si Dieu l’avait voulu, ils ne se sauraient pas combattus, mais Dieu accomplit ce qu’Il veut. [253] Ô vous qui croyez ! Dépensez en aumône de ce que Nous vous avons attribué avant que ne vienne un Jour où il n’y aura ni marchandage, ni amitié, ni intercession. Quant aux dénégateurs, ce sont eux les injustes. [254] Dieu, point d’autre dieu que Lui, l’Éternel, l’Immuable. Ne Le saisissent ni somnolence ni sommeil, Il détient ce qui est en les Cieux et sur Terre. Qui donc pourrait plaider auprès de Lui sans Sa permission ! Il sait parfaitement ce qui fut avant eux et après eux, alors qu’ils ne cernent de Sa Science que ce qu’Il en a voulu. Son Marchepied s’étend aux Cieux et à la Terre, ne L’accable point leur garde. Il est le Sublime, l’Incommensurable. [255] Nulle contrainte en la Foi, car la droiture se distingue clairement du dévoiement. Et qui rejette les idoles et croit en Dieu a saisi l’anse la plus solide, sans fêlure aucune ; Dieu entend et sait parfaitement. [256] Dieu est l’allié de ceux qui croient, Il les fait passer des ténèbres à la Lumière. Quant à ceux qui dénient, leurs alliés sont les idoles, elles les font passer de la Lumière vers les ténèbres. Ceux-là sont les hôtes du Feu, ils y demeureront. [257]

§ 4. De la Résurrection

– Que sais-tu de celui qui disputait contre Abraham au sujet de son Seigneur, car Dieu lui avait donné le pouvoir ? Quand Abraham dit : « Mon Seigneur est celui qui fait vivre et mourir. » Il répondit : « C’est moi qui fais vivre et mourir ! » – Abraham rétorqua : « Dieu fait apparaître le soleil au Levant, fais-le donc se lever au Couchant ! » C’est ainsi que fut confondu celui qui déniait, et Dieu ne guide pas les gens iniques. [258]

– Ou encore, tel celui qui vint à passer par une cité qui n’était que ruines effondrées et qui s’écria : « Comment Dieu pourrait-Il donc lui redonner vie une fois morte ! » Alors, Dieu le fit mourir pour cent ans, puis le ressuscita et dit : « Combien de temps es-tu resté ainsi ? »  – « Je suis resté un jour, ou un peu plus. » Il reprit : « Que non ! Mais tu es resté cent ans. Pourtant, regarde ta nourriture et ta boisson : elles ne sont point avariées. Regarde donc ton âne – et Nous faisons de toi un signe pour les hommes –  regarde ses ossements, comment Nous les réédifions puis les recouvrons de chair ! » Ainsi, lorsque cela lui fut manifeste, il s’exclama : « Je reconnais que Dieu sur toute chose a pouvoir ! » [259]

– Et, aussi, lorsque Abraham demanda : « Seigneur ! Montre-moi comment tu feras revivre les morts ! » Il répondit : « Ne le croirais-tu donc pas ! » – « Si ! Mais c’est afin de rassurer mon esprit. » Il dit : « Prends donc quatre oiseaux, et “tourne-les” vers toi. Ensuite, disperses-en sur chaque montagne un morceau. Puis, appelle-les, ils viendront à toi à tire-d’aile. Sache que Dieu est Tout-puissant, infiniment Sage. » [260] 

Chap. IX ; § 1. De l’aumône

– La parabole de ceux qui dépensent leurs biens en vue de Dieu est à l’image d’un grain donnant sept épis, en chaque épi cent grains. Et Dieu accordera le double à qui veut, car Dieu est Infini, parfaitement Savant. [261] Ceux qui dépensent leurs biens en vue de Dieu, et ne font point suivre ce qu’ils aumônent de mépris ou d’humiliation, auront leur récompense auprès de leur Seigneur. Et nulle crainte pour eux, ils ne seront point affligés. [262] Bonne parole et bienveillance valent mieux qu’aumône suivie de mépris, car Dieu Se suffit et est Longanime. [263] Ô vous qui croyez ! N’annulez pas vos aumônes par le mépris et l’humiliation comme celui qui dépense son bien ostentatoirement sans croire en Dieu et au Jour Dernier. Allégoriquement, il est tel un rocher recouvert de terre : qu’une averse l’atteigne, et elle le met à nu. Ils n’auront aucun droit sur ce qu’ils auront acquis, Dieu ne guide pas le peuple des dénégateurs. [264] Mais, la parabole de ceux qui aumônent leurs biens par désir de l’agrément de Dieu et en tant que ferme engagement d’eux-mêmes est à l’image d’un jardin à flanc de coteau. Une averse l’arrose et voilà qu’il donne ses fruits en abondance et, si ce n’est l’averse, la rosée. Dieu de ce que vous œuvrez est parfaitement clairvoyant. [265] L’un de vous aurait-il aimé posséder une plantation de palmes et de vignes au pied duquel courent ruisseaux et en lequel il aurait toutes sortes de fruits. Mais, alors que la vieillesse le rattrape, ses enfants encore en bas âge, voilà que la frapperait une tempête de poussières brûlantes, la desséchant. C’est ainsi que Dieu explicite pour vous les versets, puissiez-vous méditer. [266]

§ 2. Du don sincère

– Ô vous qui croyez ! Aumônez des bonnes choses que vous avez acquises et de celles que Nous avons pour vous fait sortir de terre. Et ne choisissez pas intentionnellement ce qui en est le plus mauvais pour en faire l’obole alors que vous ne le prendriez vous-mêmes que les yeux fermés. Sachez que Dieu Se suffit et est Digne de louanges. [267] Le Shaytân vous fait craindre la pauvreté et vous incite ainsi à l’immoralité, alors que Dieu vous promet indulgence de sa part et surcroît de grâce ; Dieu est Infini, parfaitement Savant. [268] Il donne la sagesse à qui veut, et celui à qui aura été accordé la sagesse aura reçu un bien abondant, mais n’en ont conscience que les doués de raison. [269] Quoi que vous dépensiez en aumônes ou quelque soit le vœu que vous contractiez, Dieu le sait parfaitement, et les iniques n’auront point de défenseurs. [270] Si vous laissez paraître vos aumônes, elles n’en sont pas moins excellentes, mais si vous les tenez discrètes et les donnez aux pauvres, cela est meilleur pour vous, Il rachètera ainsi vos mauvaises actions ; Dieu de ce que vous œuvrez est parfaitement informé. [271] Ne t’incombe point leur guidée, mais Dieu guide qui veut. Tout ce que vous aumônez comme bien est à votre avantage, tout ce vous aurez dépensé en vue de la Face de Dieu et tout ce que vous aumônerez comme bien vous sera restitué, vous ne serez pas lésés. [272] Pour les pauvres, ceux qui sont dans le besoin sur le chemin de Dieu et ne trouvent aucune issue sur Terre – l’ignorant les pense au large de par leur dignité, mais tu les reconnais à leur aspect et à ce qu’ils ne sollicitent pas les gens avec insistance – tout ce que vous aumônerez comme bien, Dieu en est parfaitement Savant. [273] Ceux qui aumônent leurs biens de nuit comme de jour, en secret ou ouvertement, auront leur récompense auprès de leur Seigneur et nulle crainte pour eux, ils ne seront point affligés. [274] 

§ 3. Du prêt à doublements

– Ceux qui consomment du prêt à doublements ne se lèveront que tel celui que le Shaytân aurait roué de coups ! Ceci du fait qu’ils affirmaient : En vérité, le négoce est comme le prêt à doublements. Mais Dieu a permis le négoce et interdit le prêt à doublements ! Quant à celui à qui sera parvenue la mise en garde de son Seigneur et qui cessera, lui restera ce qu’il aura acquis précédemment, et son sort ne dépend que de Dieu. Quant à qui récidivera… ceux-là sont les Hôtes du Feu, ils y demeureront. [275] Dieu ne fait pas prospérer le prêt à doublements, mais Il fructifie les aumônes, Dieu n’aime point tout ingrat transgresseur ! [276] En vérité, ceux qui croient et œuvrent en bien, accomplissent la prière et font la charité auront leur récompense auprès de leur Seigneur et, nulle crainte pour eux, ils ne seront point affligés. [277] Ô vous qui croyez ! Craignez Dieu, et abandonnez le restant dû du prêt à doublements, si vous êtes croyants ! [278] Car, si vous ne le faisiez point, sachez que vous seriez alors en guerre contre Dieu et Son Messager. Mais, si vous vous repentez, vous aurez droit à vos capitaux, point vous ne léserez et point ne serez lésés. [279] En cas de difficulté, accordez un délai jusqu’à plus d’aise, mais, si vous en faites grâce, cela est mieux pour vous, puissiez-vous savoir ! [280] Et craignez un Jour où vous serez ramenés à Dieu et où chaque être sera rétribué de ce qu’il aura acquis, et ils ne seront point lésés. [281]

§ 4. De la dette à terme

– Ô vous qui croyez ! Lorsque vous contractez une dette à terme échu, mettez-la par écrit. Que l’écrive devant vous un scribe, avec probité. Et que ne se refuse pas un scribe à écrire conformément à ce que Dieu lui a enseigné. Qu’il écrive, et que dicte celui que de droit, qu’il craigne son Seigneur et qu’il n’en diminue rien. Dans le cas où celui qui de droit est ignorant ou débilité ou n’est pas en mesure de dicter, alors que dicte son représentant, avec probité. Puis, faites témoigner deux témoins qui soient de vos hommes, mais, à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes parmi ceux que vous agréez en tant que témoins, de sorte que si l’une d’elle venait à s’égarer l’autre le lui rappellerait ; et que les témoins ne se défaussent point lorsqu’ils seront sollicités. Qu’elle soit minime ou importante, ne répugnez pas d’en déterminer par écrit le terme ; ceci est plus équitable auprès de Dieu, plus exact pour le témoignage et plus apte à ce que vous ne doutiez point. Toutefois, s’il s’agit entre vous d’une transaction de la main à la main, il n’y a pas de mal à ce que vous ne la mettiez point par écrit, mais prenez témoin lorsque vous procédez par contrat. Que ne subissent de pressions ni scribe ni témoin ! Si vous le faisiez, cela serait malversation de votre part. Craignez Dieu, Dieu vous enseigne, Dieu de toute chose est Savant. [282] S’il advient que vous soyez en voyage et que vous ne trouviez point de scribe, alors gages mis en garantie. Si l’un de vous fait confiance à l’autre, que celui à qui avait été confié le dépôt le restitue, et qu’il craigne Dieu son Seigneur ! Et ne taisez point le témoignage, car qui le tairait, certes, inique est son cœur, mais Dieu de ce que vous œuvrez est parfaitement Savant. [283]

Chap. X ; § 1. Du credo universel

– À Dieu ce qui est en les Cieux et sur la Terre. Que vous laissiez apparaître ce qui est en vous-mêmes ou que vous le cachiez, Dieu vous en demandera compte et Il pardonnera à qui veut et châtiera qui veut ; Dieu a sur toute chose pouvoir. [284] Le Messager a foi en ce qui lui a été révélé de la part de Son Seigneur – et les croyants, chacun, croit en Dieu et Ses Anges, en Ses Livres et Ses Messagers – Il n’établit aucune distinction entre Ses Messagers. Et ils disent : « Nous entendons et nous obéissons. Accorde-nous ton pardon, ô Seigneur, car vers Toi est le Devenir ! » [285]

§ 2. De l’ouverture universelle

– Dieu n’exige d’une âme que selon sa capacité. En sa faveur ce qu’elle aura acquis, et contre elle ce qu’elle aura commis. – « Seigneur ! Ne nous reprends pas si nous oublions ou commettons une erreur ! Seigneur ! Ne nous impute point d’un fardeau tel celui dont Tu chargeas nos prédécesseurs ! Seigneur ! Ne nous fais point porter plus que nous ne pourrions accomplir ! Fais-nous grâce, pardonne-nous, et sois nous miséricordieux, Tu es notre seul Allié ! Assiste-nous afin que nous ne soyons point au nombre des gens ingrats ! » [286]

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